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onjour!
Si Paris est admiré pour ses magnifiques monuments, c’est quelquefois ceux qui vous sont les moins
connus qui vous surprendront, vraies perles de l’architecture parisienne ; ceux-là même qui
révèlent l’incroyable savoir-faire des artisans du XIXème siècle. Le Petit Palais,
lieu dédié à l’art, fait partie de ces trésors qu’il vous faut découvrir
pour une simple promenade romantique dans son luxuriant jardin intérieur ou encore pour une petite pause
détente dans un calme lumineux. Mais avant de vous y rendre, il nous parait important d'évoquer
son histoire liée à celle de l’Exposition Universelle de 1900.
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Les Expositions Universelles
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La première Exposition universelle est organisée à Londres, en 1851. Les toutes
dernières inventions du monde moderne sont exposées dans un magnifique palais de verre,
le Crystal Palace, qui fait l’envie de bon nombre de capitales étrangères. L’impulsion
est donnée et la France ne peut manquer d’avoir son propre évènement au
retentissement mondial.
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Le Petit Palais vue depuis la Seine
(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
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Quatre ans plus tard, le 15 mai 1855, l’empereur Napoléon III inaugure, en présence
de la Reine Victoria et du roi de Sardaigne, la seconde Exposition Universelle à Paris. Il
a fait construire pour cela un gigantesque palais en bas des Champs Elysées : le Palais de
l’Industrie dans lequel plus de cinq millions de visiteurs viendront admirer les prototypes industriels
français et étrangers. A compter de ce jour, Paris accueillera, tous les onze ou douze ans, les
têtes couronnées du monde entier pour leur présenter les plus belles réussites
du monde moderne. En 1867, c’est dans un Paris métamorphosé par le Baron Haussmann que
seront présentés, sur le Champ-de-Mars, le télégraphe et la machine à
coudre. En 1878, est construit sur la colline du Trocadéro, le palais du même nom, il
sera reconstruit pour l’Exposition Universelle de 1937 et prendra dès lors le nom de Palais
de Chaillot qui abrite aujourd’hui Le Théâtre National de Chaillot dans une aile et le
merveilleux Musée de l’Homme dans l’autre. En 1889, c’est dans le plus grand hall d’exposition
encore jamais construit et situé au pied d’une tour de fer conçue par un certain Gustave Eiffel
que des visiteurs émerveillés découvriront le téléphone et
l’électricité.
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Des parisiens réticents
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Vers la fin du XIXème siècle, les Champs Elysées sont un lieu de promenade
très prisé des parisiens. On est bien loin du vaste terrain vague dont Louis XIV
voulait faire une voie prestigieuse, sa « route royale ». Désormais, une longue et large
avenue s’étire des Tuileries jusqu’à l’Arc de Triomphe, de nombreux arbres ont
été plantés au milieu desquels de grandes clairières rectangulaires
forment des squares agréables. Les marchands ambulants y proposent boissons et friandises,
de nombreuses fêtes et spectacles y sont organisés. La décision d’organiser
la future exposition universelle de 1900 en bas des Champs-Élysées implique obligatoirement
le réaménagement du quartier et suscitent immédiatement de vives appréhensions.
Les parisiens n’ont pas oublié les vingt années qu’a duré l’immense chantier que le
Baron Haussmann a fait subir à leur ville. Ne va-t-on pas encore défigurer la capitale ?
Les architectes vont-ils être à la hauteur de l’ambitieux projet dont l’objectif est double :
poursuivre l’embellissement de la capitale et désengorger le bas des Champs Elysées.
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Recette décembre 2006
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Flan aux Pommes
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Cooking SOS!
Si vous avez des problèmes pour préparer cette recette, envoyez un email à
Chef@FranceMonthly.com
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Une nouvelle perspective
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En effet, à la fin du XIXème siècle, cette zone est alors bien loin de cette
magnifique perspective que l’on peut admirer aujourd’hui. Le Palais de l’Industrie construit pour
l’Exposition Universelle de 1855, édifice monumental si moderne et si impressionnant lors
de sa construction, parait désormais fort encombrant et presque incongru. Il obstrue totalement
la vue sur le magnifique Hôtel des Invalides, n’en laissant percevoir que son dôme.
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Le Petit Palais en vue aérienne
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A côté, le pavillon de la Ville de Paris construit en 1882 pour abriter les collections
artistiques municipales, accentue la sensation d’enfermement qu’éprouve le promeneur. La
circulation y est devenue très difficile : piétons, chevaux et carrosses s’y croisent
dans un chaos laid et dangereux. Il est donc prévu de détruire ces édifices et
de percer une large avenue qui reliera les Champs Elysées aux Invalides. La perspective sera
mise en valeur grâce à la construction d’un pont, le Pont Alexandre III, qui permettra
de relier les deux rives de la Seine et d’aboutir sur une magnifique esplanade sur laquelle sera
implantés la gare des Invalides, aujourd’hui station RER et bureaux de la compagnie
aérienne Air France KLM.
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Un concours pour les deux palais
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Pour l’Exposition Universelle de 1900, il est décidé de bâtir un monument durable
inscrit dans un plan urbain,
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Galerie droite du Petit Palais
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et, par conséquent, devant se fondre parfaitement dans l’architecture parisienne. Pour la
première fois dans l’histoire de cet événement, on va préférer
la beauté au gigantisme. En conformité avec le style du quartier, le monument choisi
devra permettre de mettre en valeur les autres édifices préexistants. Lorsque Alfred
Picard, commissaire général de la nouvelle Exposition, lance en avril 1896, le concours
qui permettra de sélectionner les futurs architectes en charge du projet, il a déjù
plus où moins imaginé une longue avenue bordée n’ont pas d’un mais de deux palais
élégants et raffinés, chacun d’un côté de cette nouvelle avenue pour
former un ensemble puissant. L’un abritera le nouveau palais des Beaux-Arts et l’autre plus petit,
situé en face, sera offert à la ville de Paris pour présenter les plus belles
collections artistiques municipales et y organiser des expositions. Quarante neuf projets sont
proposés pour le Grand Palais, trente-trois pour le Petit Palais. La simplicité et
l’originalité du projet de Charles Girault séduisent un large jury. Il dirigera le
chantier du Grand Palais et coordonnera les travaux des trois architectes sélectionnés,
mais, en revanche, aura seul, la responsabilité du Petit Palais.
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Le Petit Palais
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Charles Girault donne libre court à son imagination. Pour que le Petit Palais trouve sa place
dans cet immense ensemble et ne soit pas écrasé par le Grand Palais, il ne lui faut
surtout pas privilégier la symétrie.
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Les armoiries de Paris
(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
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Il opte donc pour un monument en forme de trapèze rehaussé d’un dôme qui
rappelle celui des Invalides. Il lui offre des colonnades à l’élégance
empruntée à celle des bâtiments de la place de la Concorde et l’articule autour
d’un jardin intérieur central en hémicycle. Pour la décoration, l’architecte
s’inspirera largement de l’art italien qu’il affectionne particulièrement. Ce n’est
qu’à partir de 1903 que sera peint le décor que l’on peut admirer encore aujourd’hui.
L’Exposition Universelle a fermé ses portes en 1901, le Grand Palais et le Petit Palais ont
accueilli cinquante et un millions de visiteurs sous l’œil émerveillé des Parisiens,
preuve incontestable de l’admiration portée à ces joyaux d’architecture, dignes des
monarchies les plus fastueuses mais il ne faut surtout pas oublier que la France est une
République. Aussi, fait-on appel à des artistes confirmés, pour peindre des
images de cette république qui a amené le progrès, les prouesses techniques
et les grands hommes ; peintures qui auront pour vocation de glorifier la ville de Paris,
dans le même temps.
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Le Palais des Beaux-Arts |
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Le 7 mars 1901, la Ville de Paris prend officiellement possession du Petit Palais. Ce tout nouveau
musée se doit d’abriter les collections artistiques de la capitale. Mais certains pessimistes
affirment que la ville ne possède pas de collection digne d’un si beau palais. Les discussions
vont bon train lorsqu’en juillet 1902, Auguste Dutuit, riche collectionneur rouennais, décède
et lègue l’ensemble de sa collection que la Ville de Paris s’empresse d’accepter. Vingt ans plus
tard, Edward Tuck, un autre mécène vient enrichir la collection du musée. Ce diplomate
américain richissime vit à Paris depuis de nombreuses années et désire offrir
son exceptionnelle collection au musée du Louvre. Pour influencer son choix et l’attirer, le Petit
Palais lui propose une galerie que le généreux donateur pourra aménager à son
d’une exceptionnelle variété composée de plus de quarante cinq mille œuvres dont mille
trois cent tableaux, tapisseries, objets décoratifs allant de l’Antiquité au début du
XXème siècle qui sont xposés en permanence.
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Un Petit Palais flambant neuf
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Ainsi donc, en 1901, l’Exposition Universelle ferme ses portes, les lumières s’éteignent,
la fête est terminée, le retour à la réalité s’impose. Les peintres
sont engagés pour glorifier la ville de Paris mais la municipalité nouvellement élue
promet de mettre un frein au gaspillage
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Les jardins du Petit Palais
(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
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et très vite, au grand dam de Girault, les crédits viennent à manquer.
Le Petit Palais perd de sa superbe et se dégrade rapidement faute de moyen et donc d’entretien.
Cent ans plus tard c’est un bien triste musée que l’on ferme pour, enfin, en effectuer les
indispensables rénovations. Lorsqu’en juin 2005 les portes s'ouvrent de nouveau, après
quatre années de longs et minutieux travaux, c’est l’éblouissement ! Le visiteur qui
gravit les marches et franchit le magnifique portail doré n’est pas au bout de ses surprises
et de son bonheur. Ce ne sont plus quinze mille mais vingt deux mille mètres carrés de
galeries magnifiques, spacieuses et lumineuses qui s’offrent à lui. A n’en pas douter, Charles
Girault serait le plus heureux des architectes. Son Petit Palais, totalement métamorphosé,
a définitivement retrouvé sa transparence et sa luminosité pour mettre en valeur
les mille trois cent œuvres exposées en permanence et pour accueillir les expositions temporaire
avec bonheur ; on a enfin rendu au jardin situé au cœur du musée toute sa grâce et
sa beauté. Lorsqu’on pénètre dans ce véritable havre de paix et de
sérénité, difficile d’imaginer que l'on se trouve en plein cœur de Paris.
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Invitation au voyage... |
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Situé entre le Rond Point des Champs-Élysées et le pont Alexandre III et à deux pas
du Grand Palais, le Petit Palais ou plus exactement cette œuvre d’art reste pour moi un coin de
rêverie sans commune comparaison. Si la parfaite harmonie de son architecture a inspiré de
nombreux musées dans le monde, la réussite de sa restauration, sa luminosité
et sa situation géographique en plein centre-ville en fait un point de rencontre unique
pour les amoureux de Paris. L’accès au jardin méditerranéen, au café et aux
expositions permanentes est gratuit du mardi au dimanche inclus. On peut y venir en métro, l’esprit
chagrin – stations Champs-Élysées-Clémenceau ou Concorde en étant certain d’en repartir
le cœur léger...
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