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onjour! Nous n'avons pas pu résister au plaisir de vous proposer une promenade incontournable
sur une des plus belles avenues du monde : les Champs Elysées.
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L'axe historique
A l'origine, il aura fallu qu'un roi ambitieux, Louis XIV, ait la volonté
de moderniser l'urbanisme de Paris pour voir apparaître les premiers tracés d'une voie parfaitement
droite, partant du Louvre et prévue pour se poursuivre jusqu'au
château de Saint-Germain. La France, alors première nation de
l'Occident, doit absolument doter sa capitale d'un axe central
prestigieux, une "Route Royale" : le "Grand-Cours." Jusqu'au règne
de Louis XVI, la perspective de cet axe s'arrêtera à la colline
de Chaillot (actuelle Place de l'Etoile). Aujourd'hui perspective
prestigieuse unique au monde, longue de douze kilomètres, l'axe que l'on dit
historique part du Louvre, passe par les Tuileries, les Champs-Elysées,
la place de l'Etoile, l'avenue de la Grande Armée, l'avenue de
Neuilly et se termine au niveau de la Grande Arche de la Défense.
Elle est, depuis toujours, le cadre de tous les évènements
importants se déroulant dans la capitale...
La place de la Concorde
Avec sa superficie totale de 84,000 mètres carrés, la place de la Concorde est aujourd'hui la plus
grande place de Paris et probablement la plus célèbre. Les travaux de construction d'une place octogonale
sur laquelle on érigera une statue équestre du roi Louis XV débutèrent en 1748.
L'objectif était en fait d'aménager
l'immense terrain vague qui séparait le Jardin des Tuileries des
Champs-élysées. La place Louis XV, achevée en 1763, fut, dans
les années qui suivirent, le cadre d'évènements tragiques. Tout
d'abord, en 1770, un feu d'artifices, organisé en l'honneur du
mariage de Marie-Antoinette et du Dauphin (futur Louis XVI), fut
à l'origine d'une terrible bousculade qui coûta la vie à cent trente-deux
spectateurs. Quelques années plus tard, baptisée place de la
Révolution, elle devint tristement célèbre. La statue du roi fut
remplacée par une guillotine (machine servant à trancher la tête des condamnés
à mort) et plus d'un millier de personnes y fut exécuté, dont Louis XVI - le 21 janvier 1793 -
Marie-Antoinette - le 16 octobre 1793 - mais aussi Danton et Robespierre,
révolutionnaires victimes de leur propre fanatisme. Rebaptisée
place de la Concorde sous le Directoire, Louis-Philippe y fit
ériger en 1836 la colonne de Louxor qui lui avait été offerte
par le gouverneur de l'Egypte, le pacha Mehemet-Ali. Vieille de trois mille trois cents ans, elle mesure
vingt trois mètres de haut et pèse deux cents trente tonnes. Pas moins de quatre années furent
nécessaires pour acheminer cette colonne d'Egypte jusqu'à Paris.
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| Recette de Decembre 2001 |
Bûche de Noël |
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SOS en cuisine ! Si vous
avez des problèmes pour préparer cette
recette, adressez un SOS par e-mail à 911@francemonthly.com
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Les colonnades de Gabriel |
Pour respecter la perspective et ne pas altérer
le front de Seine, il fut décidé que, seule la partie nord de
la place de la Concorde serait fermée par deux constructions aux magnifiques façades
à colonnades strictement identiques, rappelant celles du Louvre.
Ces deux superbes bâtiments abriteront, pour le premier, quatre hôtels particuliers dont celui qui allait
gagner une renomée internationale, l'hôtel de Crillon et, pour le second, l'actuel Ministère
de la Marine.
C'est dans un des hôtels particuliers, celui occupé par l'hotel de Coislin - 4, place de la Concorde -
que fut signé en 1778 le traité d'amitié par lequel la France
reconnaissait l'indépendance des treize états composant alors les Etats-Unis
d'Amérique. L'un des signataires n'était autre que Benjamin Franklin, alors député
de Pensylvanie.
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Les Champs-Elysées |
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Jusqu'au XVIIIème siècle, les Champs-Elysées
se trouvaient en pleine campagne, dans une région broussailleuse
et maraîchère. Les rues adjacentes n'étaient que d'obscures ruelles
où se côtoyaient cabanes de jardiniers et guinguettes louches. Aménager
une promenade plantée d'ormes au milieu de champs et de marécages
: telle fut la mission que Louis XIV confia au célèbre paysagiste
André le Nôtre en 1667. Le Nôtre qui fut aussi le génie des jardins
du Château de Versailles, fit percer un chemin, strictement dans
l'axe du jardin des Tuileries qu'il avait également dessiné, afin
d'en prolonger la perspective et de l'embellir, jusqu'à la hauteur
de ce qui est aujourd'hui le Rond-Point des Champs-Elysées. Trente trois ans
plus tard, le duc d'Antin fit construire un pont pour allonger l'avenue
jusqu'à la colline de Chaillot (actuelle place de l'Etoile). En
1774, le Marquis de Marigny fit entreprendre des travaux de terrassement
qui permirent d'élargir l'avenue jusqu'à la Porte Maillot et le
Pont de Neuilly. Ensuite, les Champs-élysées ne connurent de réels embellissements
qu'à partir de 1828 lorsque des trottoirs et des contre-allées furent
aménagés et plus d'un millier de candélabres au gaz mis en place.
Enfin, des cafés, des restaurants, des
salles de concerts et de théâtre furent ouverts, petit à petit.
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La butte de Chaillot, butte de l'Etoile |
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En 1730, cette butte s'appelait l'Etoile de Chaillot car quelques allées
s'y croisaient déjà. En 1854, cinq routes étaient tracées : la route de
Paris à Neuilly (l'avenue des Champs Elysées et l'avenue de la Grande-Armée),
les Chemins de Ronde (les avenues Kléber et Wagram) et enfin l'avenue
de l'Impératrice (avenue Foch). Trois ans plus tard, sept autres voies
furent ajoutées. Depuis lors, douze avenues convergent d'une manière rigoureusement
géométrique vers l'Arc de Triomphe. Douze hôtels particuliers, à l'architecture
également parfaitement symétrique, furent construits entre ces voies.
L'architecte Hittorff pensait que les façades des immeubles ne devaient
pas être trop imposantes pour ne pas nuire à la splendeur de l'Arc de Triomphe. Au final, ceci
ne fut pas au goût du Baron Haussmann qui trouva ces immeubles laids et bien trop bas par rapport
au monument... Il fera donc planter des arbres pour les masquer !
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L'Arc de Triomphe |
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La recherche d'un monument mettant en valeur
la place de l'Etoile remonte à l'époque de Louis XV. Des idées assez farfelues
furent émises. Entre autres celle de la construction d'un éléphant géant avec
une salle de bal et un théâtre ! C'est Napoléon qui, en 1806, décida d'élever
un arc de triomphe pour commémorrer ses victoires. Toutefois, les travaux furent lents
et controversés. Il fallut, en effet, près de deux ans pour bâtir des fondations
de huit mètres de profondeur, car le sol, bien trop calcaire, ne permettait
pas de supporter un tel poids. En 1836, l'Arc de Triomphe, haut de cinquante mètres, large
de quarante cinq mètres et pesant cinq cents cinquante tonnes était enfin achevé et inauguré par
Louis Philippe. La plupart des sculptures qui ornent le monument représentent
les différentes victoires napoléoniennes. La sculpture la plus célèbre
est probablement celle d'Auguste Rodin évoquant "le Départ des Volontaires", appelée
aussi "la Marseillaise". Elle représente la Nation conduisant les Français
partant au combat pour préserver leur liberté. Les noms de plusieurs centaines
de généraux furent également gravés sur les murs intérieurs. Mais la liste
suscita un grand mécontentement car certains généraux furent oubliés,
parmi eux, le père de Victor Hugo. C'est sous l'Arc de Triomphe que repose le Soldat
Inconnu. En Janvier 1921, un soldat anonyme de la Première Guerre Mondiale
fut inhumé sous le monument pour symboliser le sacrifice de près d'un million quatre cent mille
soldats, morts pour la France, au cours de cette guerre. La Flamme
du Souvenir de la Première Guerre Mondiale qui brûle nuit et jour depuis 1923, est ravivée
tous les jours, à 18h30 lors d'une cérémonie solennelle.
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Des pommes de terre sur l'avenue de la Grande-Armée ! |
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C'est sur un terrain - que nous pourrions situer, à peu près, en contrebas de l'Avenue
de la Grande-Armée - que monsieur Parmentier, pharmacien des armées francaises,
réalisa sa première expérience de plantation de pommes de terre qui jusqu'alors
avait la mauvaise réputation de donner la lèpre. Durant la Guerre de Sept Ans,
il a été blessé et fait prisonnier en Prusse... C'est là qu'il découvrit
cette racine, complètement inconnue des français comme ressource alimentaire.
Sa première récolte fut présentée à Louis XVI et à Marie-Antoinette,
en 1786. Impressionné, le roi mit à sa boutonnière une fleur du tubercule et ordonna
qu'on lui serve un plat de pommes de terre tous les jours. Très vite, ses
courtisans l'imitèrent mais il fallut attendre 1840 pour que les Français
fassent de même. Monsieur Parmentier fut au Siècle des Lumières un précurseur
en matière de santé. Il défendit l'idée qu'une meilleure santé
passait de toute évidence par une meilleure hygiène alimentaire et n'ayant
pas trouvé de moyen efficace pour conserver la viande ou les produits
laitiers, il est un des premiers à envisager la conservation par
le froid. Il est également celui qui rendit obligatoire la vaccination
contre la variole en France, obligation qui ne prit fin qu'en 1973.
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Invitation au voyage
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La prochaine fois que vous vous rendrez à Paris ou que vous regarderez une photo
de la magnifique avenue toute illuminée, il vous sera probablement difficile
d'imaginer que l'avenue des Champs-Elysées, si animée avec ses lumières,
ses magasins, ses boîtes de nuit et sa circulation, se trouvait encore
en pleine campagne au début du XIXème siècle. Stendhal habitait
un appartement au quatrième étage d'un immeuble donnant sur les Champs-Elysées
car il était "venu chercher la paix champêtre et la solitude dans le
seul lieu où elle existe en France !" La Comtesse d'Armaillé écrivait
dans ses mémoires : "Aux Champs-élysées, la campagne était près de nous
; dès que l'on avait passé la barrière de l'Etoile, les petites rues
de l'avenue de Saint-Cloud et des Ternes annonçaient les champs. A la
Porte Maillot, on se croyait en voyage." Si vous n'y trouvez pas la paix
champêtre, le plaisir de vous promener sur les Champs n'en sera pas
moins grand !
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