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onjour ! Nous avons choisi de consacrer notre publication du mois de novembre
à une grande ville du Sud, haute en couleurs, à la fois populaire et aristocrate, capitale de la Côte d’Azur :
Nice dite « la Belle ».
Comme la plupart des villes situées en zone frontalière, elle fut une place très convoitée et connut une
histoire particulièrement mouvementée.
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Nice : berceau de l'Europe
Les premiers hommes apparurent sur le littoral des Alpes du Sud dès l'âge de pierre. En effet,
la douceur du climat, la richesse de la végétation et du gibier en faisait déjà
un lieu où il faisait bon vivre.
Nice et sa région, ville du paléolithique, qui aurait pu le croire ? Et pourtant 380 000 ans
avant notre ère, les rives de la "French Riviera" étaient déjà habitées !
La vallée des Merveilles, située au sud-est du Massif du Mercantour à quelques
kilomètres de la ville,
atteste de la présence de la vie en des temps si reculés. Un petit train très original
baptisé "train des merveilles" offre à ses passagers un transport agréable au coeur de
paysages de montagnes grandioses, ponctués de vues panoramiques impressionnantes (à plus de
1000 m d'altitude)
jusqu'à un site préhistorique magique renfermant près de 40 000 gravures rupestres
représentant des scènes de chasse ou des figures humaines. Un spectacle à ne certainement
pas manquer!
La Bugadiera
En 1543, le roi François 1er qui souhaitait s’emparer de Nice, afin de contrer son rival de toujours,
l'Empereur Charles Quint, s’allia au Sultan Soliman le Magnifique. Les assauts franco-turcs furent
longs et répétés, et tous les niçois, retranchés sur les hauteurs du
château défendirent leur cité avec courage et vaillance. Tous et toutes... La légende
veut qu’une lavandière, Catherine Segurane fût à l’origine du renoncement des troupes de
Barberousse,
un corsaire redoutable au service du Sultan. Face à l’ennemi, elle aurait, dit-on, soulevé ses
jupons. Etait-ce parce que choqué par cette vue, ou terrifié devant tant d’audace et de courage,
que l’ennemi abandonna ? Nul ne serait le dire aujourd’hui…
Mais la Bugadiera (comprenez 'Lavandière' en niçois) est tout de même devenue une
héroïne niçoise. Au pied du château, place St Augustin, un monument lui est consacré,
et la représente, son battoir a la main...
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| Recette de Novembre 2002 |
Pain Bagnat |
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SOS en cuisine ! Si vous
avez des problèmes pour préparer cette
recette, adressez un SOS par e-mail à 911@Francemonthly.com
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Le mirage du château
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Venus de Marseille, vers le milieu du Vème siècle, c'est tout naturellement que les Phocéens
choisirent la colline et son indéniable position stratégique pour installer un comptoir commercial.
Ils en chassèrent les tribus locales et en signe de victoire baptisèrent le lieu "Nikaia". Seuls
maîtres de la région pendant des siècles, ils entreprirent la construction d’une véritable
citadelle. Transformée au cours des siècles, cette citadelle devenue château fut détruite
en 1706 par Louis XIV, "le Roi Soleil". Nice, jusqu'alors une des places fortes les plus redoutables de la
Méditerranée, devint alors ville ouverte et démilitarisée. Ainsi de toutes ces richesses
du passé, il ne reste plus que quelques vestiges, quelques mosaïques et
quelques ruines... Aujourd’hui, le château dans son entier ne peut être qu'imaginé mais il
n'en demeure pas moins féerique. Un jardin riche de plantes aux essences variées et une charmante
cascade ajoutent aux attraits naturels du site. Une promenade spectacle est organisée chaque
été : La Castellada.
Comédiens et musiciens recréent chaque soir la magie du lieu et retracent les événements
marquants de l'histoire de Nice.
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| Le plus beau marché de France |
Dans toutes les villes de Provence, vous trouverez un quartier débordant de vie et d'animation et Nice ne fait heureusement pas exception à la règle.
Située dans le vieux quartier de la cité, en bordure de mer, une spacieuse esplanade offre une palette de mille couleurs vives et tranchées ainsi qu’un large éventail d’odeurs, aux accents du midi : le Cours Saleya. Chaque matin, tour à tour, marché aux fleurs,
marché aux fruits et légumes ou place des antiquaires, ce lieu magique, où musiciens, sculpteurs et peintres offrent un véritable spectacle organisé en plein air, est un enchantement pour les passants. Chaque nuit, illuminé par les terrasses envahissantes des restaurants,
des brasseries et des bars, il est le rendez-vous des jeunes et des moins jeunes qui aiment débuter leur soirée à la terrasse d’un café. La vie semble ne jamais s’arrêter sur l’une des zones piétonnes les plus belles et les plus connues au monde.
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Midi pétante... |
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Ne soyez pas surpris si, en
fin de matinée, en déambulant dans les ruelles du
Vieux Nice, vous percevez une lointaine explosion.
Il s’agit du canon de Sir Thomas Coventry.
Dans les années 1860, cet ancien colonel de l’armée
anglaise se plaignait auprès de son épouse distraite
et très bavarde, de ne jamais pouvoir se mettre
à table à l’heure.
Le gentleman anglais demanda donc à la municipalité
de tirer chaque jour à midi un coup de canon, pour
rappeler à cette dernière l’heure du repas. Il s’engagea
à fournir les munitions et le canon. Celui-ci fut
installé au château, à 92 mètres de hauteur afin
que l’on puisse entendre le coup de midi résonner
dans la ville toute entière.
La coutume se perpétua et de nos jours encore, le
son du canon rappelle aux niçois qu’il est l’heure
de se mettre à table... |
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Le Carnaval |
Terre d'histoire, terre d'évasion, Nice est
également, depuis le Moyen Age, terre de fêtes. Tout commença un mercredi sacré
où la lune se trouvait au plus proche de la terre. Un fada se promenait dans le village
pendant toute la nuit, jouant de sa crécelle et clamant à qui voulait l'entendre: "Ce jour est
Saint, la lune est votre porte vers l'au-delà !" Les villageois actionnaient
leurs soufflets remplis de farine pour le faire fuir. C'est ainsi que naquit la légende qui devint
par la suite tradition populaire. Aristocrates, gens du peuple ou même
hommes d'église, s'amusaient et cachés derrière des masques, se moquaient de tout et de
tous, jusqu'à Mardi Gras, jour où selon la tradition catholique du
Carême, on débute un jeûne qui dure 40 jours. Le carnaval, tel qu'on le connaît
aujourd'hui, fit son apparition en février 1873 lorsque le roi Carnaval 1er fit une
entrée triomphale dans la ville. Depuis lors, chaque année, Nice aime battre aux rythmes des
tambours et des cris de joie qui se répandent derrière son défilé de
chars. Soyez présents le jour de la bataille des fleurs derrière le cortège des grosses
têtes où les univers du grotesque et du fabuleux se mélangent avec bonheur !
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Miami en Méditerranée
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Avec un climat doux et clément, un soleil
généreux et d’immenses espaces verts, Nice aurait presque des allures de Miami. Tout ici
rappelle les plages
des Etats-Unis : ses palmiers, son bord de mer enchanteur, même les amateurs de rollers pourraient
vous convaincre que vous n’avez pas quitté le sol américain.
Pourtant à la fin du XIXème siècle, les premiers touristes de ce qui deviendrait
très vite "la côte d'Azur" furent anglais. Le docteur J.B. Davis vanta même les vertus
thérapeutiques du climat local et participa à la constitution d’une véritable petite
colonie britannique à Nice. Et c’est au révérend Lewis Way, un anglais lui aussi,
que l’on doit le tracé d'un chemin longeant la mer sur près de 8 kilomètres et qui
deviendra rapidement la "Promenade des Anglais", aujourd'hui encore très
appréciée des niçois et des touristes. La première partie de celle qu’on appelle
aujourd’hui, la « prom’ » fut baptisée "Quai des Etats-Unis" en 1917 en
hommage au Président Thomas Woodrow Wilson qui avait engagé son pays auprès des
alliés durant la première guerre mondiale. |
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Invitation au voyage
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Comme le disait le célèbre sculpteur César, "Nice est une ville femme. On l'aime
passionnément, on la quitte parfois mais on lui reste fidèle..."
Il est en effet difficile lorsqu’on a séjourné à Nice, une fois, de s'en satisfaire et de
ne jamais y revenir. Cette ville vous marque à jamais en vous laissant mille
souvenirs en tête et autant d’émotions au fond du coeur. Les pieds dans l’eau, la tête en
altitude, Nice et sa région sont, à eux seuls, un petit pays aux traditions
provençales. Terre de lumières ouvrant, entre deux palmiers, une fenêtre sur une mer
scintillante, celle que l'on appelle la petite Floride reste unique.
Cette lettre a été écrite en collaboration avec Eddy Jean Joachim Eurasie que nous
remercions chaleureusement. |
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