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Bonjour ! Nous vous proposons de voyager en Provence et de visiter l’une des villes les plus anciennes du
Languedoc, Nîmes, et un des ouvrages romains architecturaux les plus impressionnants encore sur pieds,
le Pont du Gard. C’est un ouvrage extraordinaire qui, chaque année, accueille plus d’un million et demi
de visiteurs et fut classé "patrimoine mondial" par l'Unesco en 1985 après
2000 ans d'une histoire fascinante !
Mais, avant de poursuivre, prenez un peu de temps pour visiter la page de notre site Internet dédiée
aux voyages en France.
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Nîmes : cité antique
C'est aux abords d'une source providentielle où les tribus nomades venaient se désaltérer
après leurs périples dans cette région aride qu'une cité s'organise plus de 400 ans
avant J.C. Très rapidement autour de cette source sacrée qui, selon la légende, ne tarit
jamais, s’organise le culte d’un dieu : Némausus, fils d'Hercule et d'une Celte Pyrène qui donnera
son nom aux Monts Pyrénées. La ville connaît un véritable essor lorsqu'elle devient
colonie romaine après la victoire d'Octave sur Cléopâtre en 31 avant J.C. Pour
célébrer l'évènement, Octave devenu l'Empereur Auguste fit frapper une monnaie. Sur
l'une des faces figure un crocodile enchaîné à un palmier, symbole de la conquête de
l'Egypte et de l'avènement de la colonie de Némausus (Nîmes). Les romains continuent d’honorer
le bon génie "Némausus" en sa source sacrée et la ville de Nîmes s’organise autour de
deux centres monumentaux : le sanctuaire de la Fontaine, voué au culte de l’Empereur et le forum sur lequel
s’élève la "Maison Carrée", temple Romain construit par Agrippa. La ville se dote
d’arènes somptueuses et développe un incroyable réseau urbain, où le thème de
l’eau est très présent. L’Empire transformera la cité antique en cité aquatique.
Nîmes : cité aquatique
Si, comme il est dit dans les légendes, Nîmes est née de l’eau, comme jaillissant de la source
de la fontaine, c’est aux romains que revient le mérite d’en avoir fait une cité qu’on pourrait
qualifier d’aquatique. La source locale ne pouvait suffire à approvisionner les grands projets romains.
Très vite il faut revoir l’approvisionnement en eau et chercher une autre source, en amont de la cité.
C’est alors que naît l’idée de construire un aqueduc. Il permettra aux habitants de disposer de
véritables réseaux de canalisations, d'obtenir une eau sous pression, disponible de manière
courante dans les demeures les plus riches, les ateliers, les thermes, et les fontaines. Les bassins, les
tout-à-l’égout, les latrines, les jeux d’eaux qui font la magnificence de l’Empire se développent.
La ville y gagne en prestige, en esthétique et en salubrité. Mais tandis que l’eau coule à
flots dans les maisons luxueuses, l’accès à l’eau demeure un élément de discrimination
sociale car les plus pauvres doivent se contenter des fontaines qui, très vite, se transforment en lieux
de rencontres où se croisent les femmes et les "aquarii" (porteurs d’eau).
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| Recette pour Septembre 2003 |
Clafoutis aux prunes
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A seasonal dessert!
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Temps de préparation: 15 minutes |
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Pour 8 personnes
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Cliquez
ici
pour lire la recette "Prune Plum Clafoutis" en anglais.
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Cliquez
ici
pour lire la recette "clafoutis aux prunes" en français.
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SOS en cuisine !
Si vous avez des problèmes pour préparer
cette recette, adressez un SOS par e-mail à
911@FranceMonthly.com
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Le Génie romain : l'eau et la pente
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Commencés vers 50 avant JC, les travaux de l’aqueduc allaient permettre aux Nîmois de recevoir
de l'eau à profusion. Mais il allait falloir faire preuve de génie pour surmonter les nombreux
obstacles. Tout d'abord le tracé d’un aqueduc répond à une logique de gravité.
Or si la source d'Uzès fut rapidement choisie pour ses qualités de pureté et de débit,
la pente générale entre celle-ci et le château d'eau de la cité s'avérait très
faible, à peine deux centimètres et demi au kilomètre ! Pour assurer un bon écoulement
de l’eau, les architectes romains durent donc calculer le dénivelé, réaliser de
véritables prouesses pour compenser cette insuffisance de pente naturelle et parvenir à obtenir
un débit de 35000 mètres cubes d’eau par jour. De plus, si la distance à vol d’oiseau n’était
que de 20 kilomètres, il fallut également adapter le tracé de l’aqueduc aux contraintes physiques
et aux obstacles naturels que présentait le relief. Les choix stratégiques du cheminement de l’eau
résultèrent du meilleur compromis entre cet ensemble de contraintes physiques, techniques et
financières. Un compromis qui permit d'aboutir à la construction de l’impressionnant Pont du Gard.
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Une oeuvre colossale
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Sur le parcours choisi pour construire l’aqueduc se dressait une autre difficulté majeure : le Gardon.
Ce fleuve capricieux au débit irrégulier pouvait détruire, en une seule crue, toutes les
constructions du voisinage. Il fallait que le pont soit solidement ancré dans le sol afin de
résister à la force du courant. Ses piles furent donc creusées à même la roche
des rives du Gardon et profilées afin de fendre le courant. Des milliers d'hommes, esclaves et professionnels,
tailleurs de pierres, maçons, forgerons, charpentiers, menuisiers, furent mobilisés et
travaillèrent sans relâche pour réaliser ce chef-d'oeuvre : un pont magnifique et gigantesque
reposant sur trois niveaux. Les deux premiers constitués respectivement de six et onze arches
superposées dont les dimensions qui variaient de 15 à 24 mètres, étaient uniques dans
l’architecture des aqueducs romains. Le troisième niveau sur lequel s’écoulait le canal était
constitué de 47 arches qui s’étendaient sur 490 mètres. Près de 5 années furent
nécessaire pour construire ce véritable colosse de 275 mètres de long à la base et
48 mètres de haut, à l'esthétisme léger malgré ses 50 400 tonnes qui allait
transformer la vie des Nîmois.
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Le Pont du Gard : l'oeuvre du Diable
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Une légende provençale attribue la construction du Pont du Gard au diable en personne. En effet,
aucun être humain n’arrivait à dompter le Gardon qui engloutissait le moindre début de
construction. Un soir le maître maçon qui avait vu à trois reprises ses efforts anéantis
se lamentait : "Il y aurait de quoi se donner au diable". A ces mots le diable apparut et lui proposa de lui
construire un pont que jamais le Gardon ne pourrait emporter. L’homme accepta et le diable lui demanda en
échange la première âme qui passerait sur le pont. Une fois le marché conclu, à
coups de cornes et de griffes, le diable arracha à la montagne de prodigieux blocs de roches et bâtit
un pont d’une taille colossale, capable de résister aux "Gardonnades" (crues dévastatrices du Gardon).
Aux premières lueurs de l’aube le pont était fini. C’est alors que la femme du maître maçon
eut l’idée de duper le Diable et lança un lièvre sur le pont. Le diable, à l’affût,
saisit la bête avec empressement. Mais quand il s’aperçut qu’il ne s’agissait que d’un lièvre,
de fureur, il l’emplâtra dans le pont. Le relief du lièvre est d’ailleurs toujours visible sur le
pont. Et la légende dit que les femmes trompent toujours le diable!
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Les Jardins de la Fontaine à Nîmes
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S'il fait bon se promener sur le Pont du Grand, il est agréable de revenir à Nîmes et d'arpenter
les allées de ce magnifique jardin à la Française décoré de statues de marbre
ou de pierre de Lens. Il fut dessiné au XVIIIème siècle en respectant scrupuleusement le plan
du sanctuaire antique aménagé, vers la fin du premier siècle avant JC, autour de la source
divine qui donna naissance à la ville. La partie haute du jardin, le Mont Cavalier, fut plantée un
siècle plus tard. Ici dominent des espèces méditerranéennes comme les pins, cyprès,
chênes verts, buis et lauriers, verts toute l’année. Le jardin abrite le célèbre temple
de la déesse Diane, un des plus romantiques monuments en France. Dominant les jardins, la tour Magne est
conservée. Visible de loin, elle signalait la présence du sanctuaire impérial. Elle était
la tour la plus haute et la plus prestigieuse de l’enceinte romaine. De forme octogonale, elle se composait alors
de 3 niveaux, au-dessus d’un soubassement. Aujourd’hui, le dernier étage a disparu et elle
s’élève à une hauteur d’environ 32 mètres. De son sommet, la vue de Nîmes est
splendide. Par beau temps on peut apercevoir le mont Ventoux, les Alpilles, la plaine du Vistre et la garrigue.
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L’origine cachée de « Blue Jean » ou « le Jean de Nîmes »
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Le saviez-vous l’origine du "Blue Jean" est en partie française...
En effet, la toile de coutil qui servit à la conception de ces pantalons inusables par Lévi Strauss
en 1853 fut importé de Nîmes (d’où le nom "Denim"). Elle y servait de toile de tente et de
pantalons. En 1870, un tailleur du nom de Jacob Davis suggéra d’utiliser des rivets de cuivre pour renforcer
les poches... il s’associera par la suite avec Lévi Strauss. Le Blue Jean était né et allait
faire le bonheur des pionniers de l’Ouest américain. La plus ancienne mention du mot "Jean" remonte au
Moyen Age et serait une déformation du mot genoese, "génois" en anglais. Un tissu de coton
croisé était en effet fabriqué à Gênes, où les marins portaient des
pantalons coupés dans cette grosse toile de coton dont la trame, à l'origine écrue,
était teintée avec de l'indigo.
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Invitation au voyage
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S’imposant dans cette nature typiquement méditerranéenne, le Pont du Gard ne peut laisser
indifférent le visiteur, qu’il soit féru ou non d’architecture. "Impressionnant" est l'adjectif qui
vous viendra spontanément pour qualifier cet ouvrage qui résiste aux éléments depuis
si longtemps. Même le tremblement de terre qui frappa Nîmes en 1448 ne parvint pas à le
faire s’effondrer. A travers lui, c’est le passé qui s’exprime et qui rejoint les clameurs d’aujourd’hui
s’échappant des arènes antiques pendant la période des Férias ; mais ceci est une
autre histoire...
Cette newsletter a été écrite en collaboration avec Eddy Jean Joachim Eurasie que nous
remercions chaleureusement.
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