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onjour!
Comme promis lors de la publication de la première newsletter sur la Rochelle que vous pouvez
relire en cliquant sur
http://www.francemonthly.com/n/0406/index-f.php, nous avons choisi de
dédier celle-ci à la visite de cette ville de la côte Atlantique qui fascine toujours les
passionnés d’histoire comme les amoureux de la mer : La Rochelle. Ensemble, nous arpenterons
les rues de ce centre ville depuis le magnifique vieux port vers l’hôtel de ville et en empruntant
les vielles rues chargées d’histoire.
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Le Vieux port
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Comment ne pas appréhender la ville par ce qui a fait sa fortune dans le passé :
son charmant vieux port dont l'entrée semble, encore aujourd'hui, protégée
par deux grosses tours immuables, la Tour Saint-Nicolas aux allures de solide forteresse
carrée, avec son donjon et ses quatre tourelles et la Tour de la Chaîne, plus petite et
vraiment ronde ?
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La Rochelle, vue depuis le port
(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
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Dans la Tour Saint-Nicolas, un dédale de couloirs mène à plusieurs salles
superposées et reliées par un escalier à spirale, à deux montées ;
ainsi deux personnes pouvaient le gravir ou le descendre sans se rencontrer. La Tour de la Chaîne
était gardée par un capitaine nommé par le maire de la ville. En acceptant ce poste,
le capitaine s'engageait à vivre dans la tour avec sa famille et ses domestiques, à veiller,
chaque nuit, à ce que la chaîne qui reliait les deux tours pour fermer l’entrée du port
fût bien tendue à l'aide d'un treuil. Certains officiers peu scrupuleux profitèrent de
cette situation privilégiée pour rançonner les navires qui souhaitaient entrer dans le port,
ce qui amena les échevins de la ville à mettre en place un règlement plus strict dans
l'espoir de limiter ces pratiques malhonnêtes.
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La Tour de la Lanterne
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Un peu plus loin, le regard est attiré par une autre tour qui ressemble plutôt à un
clocher d'église. Crénelée et surmontée d'une flèche, cette tour qui
date du quinzième siècle doit son nom de la décision d'un maire d'y placer un gros cierge
au sommet, dans une lanterne de pierre, afin de guider les bateaux. Non contente de servir de phare, elle
fut également une prison forteresse en prenant le nom de "Tour des Prêtres" en mémoire
des treize prêtres qui y furent enfermés par des protestants, égorgés puis
précipités à la mer en 1568. Au fil des siècles, elle vit un certain nombre
de "locataires" malchanceux s'y succéder : de nombreux huguenots (sobriquet que les catholiques
de France donnaient autrefois aux calvinistes) qui tentaient de fuir la France alors intolérante, des
marins anglais capturés par des corsaires, des vendéens ou chouans, fidèles au roi et
farouchement opposés au mouvement révolutionnaire. Elle porta également le nom de la
"Tour des Quatre Sergents" lorsqu'en 1822 deux des quatre sous-officiers accusés de conspiration
contre l'Etat y furent enfermés.
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Recette août 2006
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Tarte aux prunes avec crème patissière
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Cooking SOS!
Si vous avez des problèmes pour préparer cette recette, envoyez un email à
Chef@FranceMonthly.com
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Le procès des "Quatre sergents de la Rochelle"
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Au début du XIXème siècle, une société secrète républicaine
d'origine napolitaine, "la charbonnerie", rencontre un écho favorable dans l'armée, en particulier
dans les rangs des sous-officiers, frustrés, entre autre, de constater que seuls les nobles pouvaient
devenir officiers.
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La Tour de la Lanterne
(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
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Ses membres se réunissaient dans des huttes de charbonniers aménagées au cœur de forêts,
d'où leur nom de carbonari. Quatre jeunes sergents, Bories, Goubin, Pommier et Raoulx se rallient
à cette cause. C'est à La Rochelle où leur régiment a été
envoyé qu'ils assistent aux réunions organisées dans le but de fomenter un complot
contre le roi Louis XVIII. Leur participation est-elle bien active? Rien n'est moins sûr. Néanmoins,
lorsqu'un certain Goupillon, membre de la confrérie, prend peur et dénonce le groupe, l'organisation
est démantelée. Tous les membres, dont les quatre jeunes sergents, sont arrêtés,
d'abord emprisonnés dans la Tour de la Lanterne, puis transférés à Paris.
Ils seront jugés, condamnés et guillotinés le 12 septembre 1822, en place de Grève
pour l'exemple. Pour avoir refuser de trahir leur idéal en donnant le nom de leur chef, les jeunes gens
deviennent des héros, victimes d'un pouvoir autoritaire. La Tour de la Lanterne est immédiatement
baptisée "Tour des Quatre Sergents" en mémoire de leur courage.
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La Grosse Horloge
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Pas très loin de là, un autre édifice se distingue par sa hauteur et attire le regard :
la Tour de la Grosse Horloge. La première pierre fut posée au XIIème siècle alors que
la ville est entièrement entourée d'une muraille protectrice.
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La Tour de la Grosse Horloge
(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
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Entrée fortifiée reliant la ville au port il s'agit alors d'une simple tour rectangulaire
flanquée de deux tourelles et de deux passages : un pour les attelages et les chariots
transportant les marchandises, un autre plus étroite pour les piétons. A la fin du XIIIème
siècle, elle est ornée de la toute dernière technologie: une horloge, puis coiffée
d'un campanile abritant une cloche. L'arcade unique par laquelle on pénètre aujourd’hui,
dans la ville est datée de 1672. Tourelles et campanile disparaissent quelques décennies
plus tard et font place à un magnifique dôme entouré de pilastres ornés d'anges soutenant
mappemondes et drapeaux. C'est sous cet édifice insolite par la diversité de ses styles
qu'il faut passer afin de pénétrer dans la vieille ville pour un voyage dans le passé.
Vous admirerez alors ces demeures à colombages plus ou moins cossues, agrémentées de
sculptures délicates ou de gargouilles inquiétantes, des rues pavées de cailloux venus
tout droit du Canada, pour avoir servi de lest aux navires revenant de la Nouvelle France,
aux cales regorgeant de fourrures.
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L'Hôtel de Ville
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En poursuivant la promenade, vous rencontrerez un autre monument imposant et emblématique :
l'Hôtel de Ville. Transformé, lui aussi au fil des siècles, il n'en demeure pas moins le
symbôle de la prospérité d'une cité qui a su marquer sa différence
par sa volonté d'indépendance.
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L'Hôtel de Ville
(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
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Ses allures de forteresse et son mur d'enceinte gothique flamboyant solidement ancré au cœur
de la cité depuis plus de six cents ans suscitent l’admiration. L'ensemble, lorsque l'on s'en
approche de plus près, avec curiosité, témoigne plus du profond désir
des maîtres d’œuvre de paraître et d’exhiber leurs richesses que de se protéger d'un quelconque
ennemi. L'intérieur est splendide, plusieurs colonnes corinthiennes, des murs percés de
niches abritant des statues de femmes symbolisant les vertus cardinales - la Prudence, la Justice, la Force
et la Tempérance, un plafond décoré arborant les monogrammes de henri IV, le roi amoureux
de La Rochelle, une magnifique "salle des échevins" ornée des armoiries du maire. Dans
cette salle, une table de bois sculpté dont la tradition attribue la propriété à
Jean Guiton qui fut élu maire alors que la ville est assiégée en 1628. Il y aurait
planté son poignard en assurant qu'il n'hésiterait pas à percer le cœur du premier
traître prêt à capituler face à l'ennemi.
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La rue de pierre |
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Dès le Moyen-Âge, grâce aux nombreux privilèges dont la commune bénéficie et
grâce à sa situation géographique, la ville de La Rochelle est une ville prospère.
Comme dans toutes les villes riches, le commerce s'y développe rapidement. Les rochelais peuvent
faire leurs emplettes, d'une manière très agréable, dans un des quartiers de la vieille
ville car ils n'ont pas à se soucier de la pluie ou du soleil. En effet, les commerçants protègent
leurs marchandises avec des auvents soutenus par des piliers de bois. Petit à petit, des arcades
de pierres en forme de voûte à croisée d'ogive viennent remplacer ces auvents de fortune.
La municipalité décide alors de réglementer la construction de ces "porches". Si un
résidant décide de construire un porche, il a l'obligation d'aligner celui-ci sur le
porche de la maison voisine. C'est ainsi qu'une galerie se forme et la rue des Merciers
devient la rue de Pierre. Les marchands viennent également négocier dans le quartier sous
le porche du Canton des Flamands. Aujourd'hui encore les commerces sont situés à ce même
endroit et sont entourés des mêmes demeures à colombages datant des XVIème et
XVIIème siècles, présentant des façades étroites agrémentées de
sculptures et de gargouilles, témoins de ce passé particulier.
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l'Ile de Ré
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La Rochelle est aussi une invitation au voyage non lointain... nul besoin de voguer jusqu'au
bout du monde ! En enjambant le pont d’une longueur exacte de deux mille neuf cent vingt sept
mètres, à l'extrémité ouest de la ville, vous débarquez sur l'Île de Ré.
Le dépaysement est garanti.
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l'Ile de Ré
(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
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Par beau temps, vous serez frappés par la très forte luminosité. Luminosité
éblouissante sur ces maisons blanchies à la chaux, si peu hautes qu’elles ressemblent à
des maisons de poupées. Par temps gris, rien ne sera plus vivifiant qu'une longue promenade sur la plage.
Pourquoi ne pas poursuivre votre escapade vers les charmants petits ports fortifiés de l’île,
témoins d'une histoire riche et mouvementée ? Saint Martin et ses remparts, chef-d'œuvre de
Vauban, la Flotte et son petit marché médiéval à l'extrêmité de
l'île puis le Phare de la Baleine, construit sur ordre de Colbert afin de protéger les bateaux qui,
parce qu’ils s'échouaient ici, n'atteignaient jamais le port de la Rochelle. Peut-être rencontrerez
vous "l'âne culotté", devenu emblème de "l'êle de l'or blanc" à une époque
où les marais salants constituaient une des premières ressources économiques, les paysans
avaient eu l'idée de mettre des pantalons à leurs ânes afin de les protéger des
moustiques et du sel qui leur rongeaient la peau et les rendaient fous.
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Invitation au voyage... |
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La Rochelle est assurément une ville de la côte Atlantique à visiter ! D’autant plus
que c’est de la Rochelle et de sa région que proviennent le Cognac, le Pineau des Charentes, produits
nobles et mondialement connus et que la culture des huîtres y est sacrée. Enfin, situé
dans un hôtel particulier du XVIIIème siècle, à travers ses collections, le
Musée du Nouveau Monde témoigne des relations que la France entretient avec les Amériques
depuis le XVIème siècle car il faut se souvenir qu’en Europe, La Rochelle fut l’un des principaux
ports de commerce et d’émigration vers le Nouveau Monde.
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