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onjour !
Nous avons choisi de consacrer notre newsletter de ce mois à une ville particulièrement pittoresque
: Strasbourg. Anciennement Appelée Argentorate, " monticule fortifié entouré d'eau ", le village
fortifié fut transformé vers -12 ou -16 avant J.C. en simple camp militaire par les romains qui latinisèrent
son nom en Argentoratum qui signifie " passage du fleuve ". Il allait devenir,
par sa situation géographique et son dynamisme, une place particulièrement convoitée,
déchirée, partagée entre l’Allemagne et la France. Heureusement, après la seconde guerre
mondiale, elle devait revenir définitivement à notre beau pays auquel son
coeur avait toujours appartenu.
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L'Ile sur le Fleuve d’Argent
Le centre de la ville, particulièrement pittoresque avec ses demeures du XVème et XVIème
siècle, n’est autre qu’une petite île encerclée par une rivière, l’Ill. Se promener
dans ce quartier est probablement la meilleure façon de s’imprégner de la
véritable atmosphère la ville. Il fait vraiment bon arpenter les rues étroites bordées
de maisons médiévales à colombages, resserrées les unes contres les
autres, avec leurs toits pointus percés de lucarnes. Au centre de ces rues d’autrefois se détache
un magnifique monument : la Cathédrale Notre Dame, au beau milieu d'une place.
Toutefois, cette place n’est jamais à l’abri du vent. La légende raconte que la rumeur de la construction
d’une cathédrale arrivant aux oreilles du diable, ce dernier voulut s’assurer que son image y serait
représentée. Il demanda alors au vent de l’y amener et de l’attendre alors qu’il
pénétrait dans les lieux. Lorsqu’il ne trouva aucune statue à son effigie, il devint
enragé et tapa du pied si violemment qu’un vitrail l’aspira. Depuis ce jour le vent l’attend toujours sur
la place !
L’origine de la cathédrale
L’histoire raconte que, contre toute attente, Clovis, roi des Francs, serait à l’origine de la construction
d’une église, dédiée à la Vierge et située à l’emplacement exact de l’actuelle
cathédrale. Clovis ne partageait pas la foi de son épouse Clotilde qui souhaitait le voir se convertir
au catholicisme. Souhaitant étendre son royaume sur l’actuelle Alsace et sur l'Allemagne, il attaqua les Alamans
à Tolbiac en 496. Malmené par ses adversaires et après avoir invoqué ses dieux en vain, il
promit au dieu de son épouse qu’il se ferait baptiser et
ferait ériger une église en l’honneur de la Vierge s’il gagnait cette bataille. Peu de temps après,
le roi des Alamans fut mortellement touché par une flèche. Les soldats Alamans, qui pensèrent avoir
été abandonnés par leur dieux, prirent la fuite et Clovis sortit victorieux de ce difficile combat.
Il respecta ses engagements et fut baptisé
à Reims en 496. La construction de l’église débuta en 510.
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| Recette de Mai 2002 |
Flammenküche |
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SOS en cuisine ! Si vous
avez des problèmes pour préparer cette
recette, adressez un SOS par e-mail à 911@francemonthly.com
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La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg |
Probablement le plus beau et le plus célèbre de tous les
monuments alsaciens, la cathédrale qui domine le Vieux Strasbourg est un joyau de l’art gothique.
Magnifique édifice de grès rose, tout en lui inspire l’émerveillement.
Pour réaliser ce que le poète Paul Claudel qualifiait de " grand ange rose ", il faudra plus de deux
siècles de travaux...
les portails sont ornés de sculptures évoquant les personnages bibliques, la rosace de quatorze
mètres de diamètre, largement inspirée du portail Nord de Notre Dame de Paris, est si finement dessinée
que l’on dirait de la dentelle. La flèche de cent quarante deux mètres de haut qui donne ce mouvement vers
l’infiniment grand échappa fort heureusement et de justesse à la démolition, en 1793, lors de la
Révolution Française, ce qui fit de la
cathédrale l’édifice le plus haut de tout l’Occident jusqu’au XIXeme siècle. Il est
très surprenant de gravir les marches qui mènent au sommet et qui permettent de saisir un point de vue
époustouflant sur Strasbourg.
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Le Pilier des Anges |
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L’architecture intérieure de la cathédrale étant le fruit de
tendances qui bien évidemment changèrent au cours des deux siècles nécessaires à
sa construction, elle est ainsi une source d’émerveillement. Parmi ces merveilles, comment ne pas mentionner
le Pilier des Anges : il paraît à la fois fragile et magnifique avec ses minces colonnes
élancées, entourées de trois rangées de statues. En bas, les quatre Apôtres et
leurs symboles, Saint Marc et le lion, Sain Jean et l’aigle, Saint Matthieu et l’ange et enfin Saint Luc et le boeuf.
Au-dessus, quatre anges sonnent de la trompe, annonçant le Jugement Dernier et en haut le Christ entouré de
trois anges portant les instruments de la Passion.
Vers 1250, l’artiste qui avait sculpté ce pilier fut intrigué par un paysan qui semblait contempler son oeuvre non
sans une certaine incrédulité. Lorsque le paysan lui expliqua qu’il ne comprenait pas comment un pilier si mince
pouvait soutenir un tel édifice, l’artiste lui promit que, puisqu’il en était ainsi, le brave homme aurait l’occasion
d’admirer l’œuvre jusqu'à ce que celle-ci s’écroule ! C’est ainsi que depuis plus de sept siècles maintenant, les
visiteurs peuvent admirer dans le bras sud du transept, la sculpture d’un personnage appuyé sur ses deux bras
à la tribune des chantres, souriant et contemplant inlassablement ce pilier si frêle.
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L’Horloge astronomique |
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L’horloge astronomique est une autre merveille de
la cathédrale que nous ne pouvons manquer d’évoquer. Véritable prouesse architecturale et technique,
elle est le fruit du travail en commun d’un professeur de mathématiques, d’un physicien, d’un horloger et d’un
artiste. Celle que l’on peut admirer actuellement fut commencée en 1547. De nombreuses informations
sont données grâce à des automates présents sur quatre niveaux différents. Au premier niveau, des
divinités de l’antiquité gréco-romaines défilent chaque jour, juchées sur des chars pour marquer les
sept jours de la semaine. Deux angelots aux ailes déployées sont assis de part et d’autre du cadran de
l’horloge situé au niveau supérieur. Tandis que celui de gauche frappe sur un gong le premier coup de
chaque quart d’heure, celui de droite tient un sablier dans ses mains et le retourne toutes les heures.
Au troisième étage, les quatre âges de la vie - symbolisés par un enfant, un adolescent, un homme d’âge mûr
et un vieillard - passent chaque quart d’heure devant la mort représentée par un squelette. Enfin, au
quatrième niveau, on trouve le Christ devant lequel défilent et s’inclinent les Apôtres en recevant sa
bénédiction alors qu’un coq ouvre ses ailes et chante. A l’origine cette scène marquait les 12
coups de midi. Agacés par le fait que les fidèles quittaient la messe avant la fin pour contempler la
pendule, les prêtres décidèrent, en 1954, de décaler cette " représentation " à 12h30.
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La Place du Marché et les ponts couverts
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Au Moyen Age, les cochons de lait se vendaient sur cette place, qui est aujourd'hui un endroit très
pittoresque de la ville avec ses maisons du XVIIème et XIIIème siècle.
La plus célèbre de ces demeures est probablement celle située au numéro 1 car sa cheminée
est ornée d’une girouette particulière : il ne s’agit pas du coq ou des 4 points cardinaux que
l’on trouve traditionnellement perchés aux sommets des toitures françaises mais d’un brodequin.
La légende raconte que lors d’une visite de l’empereur Sigismond en 1414, les dames
de la ville l’invitèrent à un bal. Mais ayant marché pendant des heures dans la neige, les
souliers de l’homme étaient fort abîmés. Généreusement, les dames décidèrent d’offrir
à l’empereur une paire de brodequins toute neuve qu’elles allèrent acheter chez le bottier
dont le magasin se trouvait au numéro 1 de ladite place.
A cet endroit, la rivière l’Ill se divise en plusieurs ramifications. Au XIIème siècle,
des ponts de bois y furent construits, renforcés par trois solides tours qui constituaient,
à l’origine, une barrière pour protéger la ville d’éventuelles invasions. Les Ponts
sont dits couverts en raison d’immenses toits inclinés qui avaient été ajoutés au
XVIème siècle. Les toits ont disparu en 1784, les ponts de bois ont été
remplacés par des ponts de pierre dans les années 1860-1870 mais les tours
demeurent comme les témoins d’un passé peu glorieux. En effet, " La Tour du
Bourreau " est constituée de minuscules cellules dans lesquelles les condamnés
attendaient que l’on décide de leur sort. Les noms qu’ils gravaient sur les murs pour
tuer le temps ou cacher leur angoisse sont encore visibles. " La Tour des Français "
était l’endroit fréquenté notamment par les soldats de François 1er en quête d’aventures
galantes. Enfin la troisième Tour, la tour dite " des chaînes " servait de prison provisoire
aux galériens attendant leur transfert par voie fluviale.
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L’emblème de l’Alsace : la cigogne
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Depuis plusieurs siècles les cigognes font partie du paysage alsacien. Très
nombreuses autrefois, revenant chaque année d’Afrique pour annoncer le printemps
en France, elles semblaient être en voie de disparition depuis plusieurs années.
Heureusement, des efforts ont été accomplis pour aider les cigognes à revenir faire leurs
nids dans les arbres ou sur les cheminées des maisons alsaciennes. Mission accomplie
puisqu’elles reviennent aujourd’hui plus nombreuses que jamais ! Grâce aux parcs à cigognes
implantés il y a quelques années, certaines ne repartent même pas l'hiver venu... elles restent toute
l’année sur place pour le plus grand bonheur des Alsaciens. Il faut dire que la cigogne est
le symbole du bonheur et de la fidélité et comme chacun sait, elle apporte les bébés
dans un baluchon solidement tenu dans son bec... La coutume alsacienne voulait que, lorsqu’un
enfant désirait un petit frère ou une petite soeur, il aille placer un morceau de sucre au bord
de la fenêtre afin d’attirer la cigogne, avec l’espoir que celle-ci déposerait le précieux baluchon
en échange de cette friandise.
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Invitation au voyage
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Ville médiévale par excellence, Strasbourg n’en est pas moins une ville
moderne et innovatrice. C’est à Strasbourg que Gutenberg mit au point, en 1440, une nouvelle
technique qui allait révolutionner les moyens de communications : l’imprimerie.
Immédiatement après les hostilités de 1939-1945, lorsque les plus grandes nations d’Europe Occidentale
se mirent d’accord sur la nécessité de créer une union européenne... Strasbourg fut
naturellement choisie, en 1949, pour être le Siège du Conseil de l’Europe et un édifice sera
construit en 1950. En 1976, le magnifique Palais de l’Europe, qui abrite le parlement
Européen, fut achevé. Les deux immeubles sont situés sur un des plus beaux parcs de
Strasbourg : le Parc de l’Orangerie. Il fut dessiné en l’honneur
de la visite de l’Impératrice Joséphine et il fait aujourd’hui le bonheur des promeneurs.
Un endroit à ne pas manquer. Evidemment, vous n'oublierez pas le Palais des
Droits de l’Homme construit en 1964.
Strasbourg est une ville si pittoresque, si riche en histoire
et si moderne à la fois, qu’il vous faut absolument la découvrir. Elle
est également un excellent point de départ pour arpenter la route des vins
d’Alsace, tout au long de laquelle le spectacle des vignobles perchés sur les versants des Vosges
est un enchantement pour les yeux et les arrêts pour dégustation (avec modération) de vins gouleyants
un véritable plaisir pour les papilles.
Nous ne pouvons que vous recommander de visiter cette ville magnifique et
sa région environnante, au charme sans égal... |
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