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onjour, prenons le temps de nous relaxer et visitons ensemble Toulouse,
la ville Rose du Sud-Ouest de la France. La capitale historique du Languedoc, sur la Garonne et le Canal du Midi,
est connue depuis longtemps pour son architecture de briques roses et ce mode de vie si caractéristique
des villes du Sud.
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La Ville Rose
Aux XIV et XVème siècles, les malheurs semblent s'enchaîner :
les épidémies, les crues de la Garonne et les incendies apportent
souvent misère et désolation. A la suite d'un terrible incendie qui,
en 1463, ravage 80 pour cent de la ville, une réglementation municipale est
promulguée encourageant les habitants à ne plus construire les maisons
en bois mais en briques, et à utiliser l'argile que l'on trouve facilement
au bord de la Garonne et qui, une fois cuite, allait donner aux briques la teinte
rose devenue aujourd'hui un des symboles de la ville. Il n'en fut toutefois pas
toujours de même... En effet, au XIXème siècle apparaît un
véritable mépris pour ce matériau qualifié de
médiocre et jugé trop rural. Les toulousains ont honte de leurs briques
et décident de blanchir les façades avec de la chaux et du sable.
Heureusement, au siècle dernier, on décide de brosser ces enduits qui
s'effritent avec le temps et de redonner aux demeures leur charme d'antan et à
la ville son identité. Ce qui vaut aujourd'hui à la ville son titre de
"Ville Rose".
Le Pays de Cocagne
La Renaissance est certainement l'époque où Toulouse renoue avec la
prospérité, notamment grâce au commerce du pastel. Cette plante
semble avoir trouvé dans le Lauragais tout proche, une terre d'asile et un
climat privilégié. Elle fera la fortune des Toulousains, jusqu'à
l'arrivée de l'indigo, une teinture meilleure marché venue des Indes.
Récolté et pressé, on donne au pastel la forme de petites balles
ou petites coques appelées "cocagnes", qui une fois séchées
produisent une teinture bleutée indélébile très
recherchée en Europe. Bientôt Toulouse sera connue comme "le Pays de Cocagne".
Cette nouvelle richesse va avoir des conséquences sur l'architecture car les
meilleurs maîtres maçons, les meilleurs architectes et sculpteurs de
l'époque vont être sollicités. De nombreux et somptueux monuments
religieux couvrent déjà presque toute la moitié de la superficie
de la ville et les nouveaux riches marchands vont se faire construire des demeures,
vrais hôtels particuliers ressemblant plus à des palais qu'à de
simples maisons. Elles feront et font encore aujourd'hui le charme de Toulouse.
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| Recette pour Mars 2003 |
La Charlotte aux poires |
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SOS
en cuisine !
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L'Hôtel de Bernuy |
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Cet hôtel particulier, surmonté de la plus haute tour du Vieux Toulouse, est un de ces
magnifiques ouvrages, fruit de cette période de prospérité. Elégant
mélange de l'art gothique, de la Renaissance Italienne et de la Renaissance Espagnole et de
l'architecture propre aux châteaux de la Loire, il abrite aujourd'hui le très
prestigieux lycée Pierre de Fermat. A l'origine son propriétaire est un immigré
espagnol qui s'enrichit considérablement grâce au commerce du pastel.
A la tête d'une fortune colossale, il se porta même caution, en 1525, pour la
rançon de François 1er alors prisonnier de Charles Quint... rançon
évaluée à 1 200 000 écus d'or! Le roi, fort reconnaissant de cette
aide providentielle, lui rendit visite dans sa superbe demeure en 1533 et fit de Don Juan de Bernuy,
Jean de Bernuy, un Bourgeois de Toulouse, titre alors très envié
et un Capitoul, magistrat respecté de la ville. L'homme toutefois eut un destin tragique :
Il aimait organiser des corridas au cours desquelles des dogues combattaient face à des
taureaux... Un jour, il tomba dans l'arène et fut tué.
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Ville des mathématiciens
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Rien dans l'éducation de Pierre de Fermat, né en 1601, ne laisse présager
qu'il deviendra un jour un des plus grands mathématiciens du XVIIème siècle.
En effet, un homme de bonne famille se doit, selon son père, d'être magistrat, et
magistrat il le sera toute sa vie à Toulouse après avoir étudié avec
excellence des matières aussi honorables que le latin, le grec, et la littérature.
Pourtant ce sont les mathématiques qui le passionnent vraiment et occuperont ses loisirs
toute sa vie durant. Il est un précurseur en algèbre et en géométrie
analytique mais la célébrité et la publication de ses travaux ne
l'intéresse pas. Il griffonne tout au plus ses résultats dans les marges de
traités écrits par d'autres, pourvu qu'elles soient assez grandes ! Un jour, il
écrit simplement à propos d'une équation: "J'en ai découvert une
démonstration merveilleuse que cette marge trop étroite ne peut contenir" ! Il s'agit
de ce que l'on appelle aujourd'hui le Grand Théorème de Fermat, et il faudra attendre
plus de trois siècles pour qu'enfin un mathématicien Anglais, Andrew Wiles, parvienne
à la résoudre, en 1993. Voici l'équation: xn+yn
= zn n'a pas de solution quand n > 2.
Peut-être serez-vous tentés par le défi ? A FranceMonthly.com, nous y avons renoncé !
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Ville des poètes |
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En novembre 1323, sept riches Bourgeois de Toulouse, troubadours à leurs heures, décident
de remettre la poésie occitane à l'honneur. Ils fondent le "Consistoire du Gai Savoir" qui
deviendra deux siècles plus tard "l'Académie des Jeux Floraux" et invitent les poètes
à se mesurer en vers chaque mois de mai. La récompense symbolique est une violette d'or fin.
Puis naît la légende de Clémence Isaure, muse et bienfaitrice de l'Académie. Jeune
fille, elle tombe amoureuse d'un chevalier auquel un père irascible refuse la main. Le jeune homme
meurt au combat et la jeune fille désespérée promet de rester fidèle à
cet amour pur et se consacre à la poésie. A sa mort, elle lègue tous ses biens à
la ville de Toulouse, à charge pour les Capitouls de subvenir aux dépenses de l'Académie
des Jeux floraux. Très rapidement ceux-ci, voulant probablement se soustraire à leurs
responsabilités, refusent le legs et nient jusqu'à l'existence même de la belle
Clémence. Aujourd'hui l'Académie des Jeux Floraux est abritée dans le splendide Hôtel
d'Assézat, véritable palais datant de la Renaissance, grâce a la ténacité
de grands poètes fervents défenseurs de la langue Occitane, comme Frédéric Mistral.
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Le Capitole |
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S'il est une place incontournable à Toulouse, c'est bien la Place du Capitole. Le bâtiment
achevé en 1759 est un des plus beaux hôtels de ville de France. Il offre des trésors
architecturaux extraordinaires dont nous vous recommandons la découverte. Il tire son nom de l'ancienne
assemblée des Capitouls. Huit colonnes de marbre rose symbolisent d'ailleurs les huit Capitouls
nommés par le comte de Toulouse au XIIème siècle et qui, à l'origine, dirigeaient
la ville en son absence. Toulouse est, en effet, précurseur en matière de démocratie car
ces magistrats municipaux avaient une réelle indépendance et une autorité reconnue sur
la municipalité. Ils parvinrent à maintenir ces prérogatives jusqu'à la Révolution
Française. Aujourd'hui, la place, longue de 130 mètres présente de nombreuses terrasses de
café où il fait bon s'arrêter, mais elle est également un lieu très animé
où les Toulousains viennent, en masse, célébrer les grandes fêtes de l'année ou
les victoires de leur club de rugby, "le Stade Toulousain".
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La Violette : emblème de la ville
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Si la violette est ancrée dans la tradition toulousaine depuis le moyen âge, c'est vers
1850 qu'on la découvre poussant tout naturellement dans les faubourgs situés au nord de
la ville et qu'en débute le commerce très florissant. La cour du Second Empire est
séduite par sa fragilité et son parfum sophistiqué; la petite fleur est à
la mode. Il faut lui donner une origine et un nom... Napoléon III choisira tout naturellement
de donner à ce nouveau trésor le nom du Duché offert à l'Impératrice
Marie-Louise par son père, l'Empereur d'Autriche, le Duché de Parme. C'est ainsi
qu'elle devient Violette de Parme. Toutefois, une légende orale circule parmi les maraîchers
qui cultivent cette fleur. Un jeune maraîcher, soldat de l'empire revient d'Italie avec un plant
de violettes qu'il offre à sa bien aimée. La jeune fille met le plant en terre et celui-ci
fleurit à merveille. Fleur de la Cour, de la bourgeoisie et du peuple, la violette va gommer les
différences et unir les Toulousains et devenir l'emblème de la ville.
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Invitation au voyage
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Première de la classe quant à l'art de vivre en France, Toulouse est une ville
absolument magnifique et un lieu à ne pas manquer tant sur le plan architectural que
sur le plan culinaire. Une visite guidée de la ville est particulièrement
recommandée car c'est souvent derrière les façades roses de ces splendides
bâtiments qui jalonnent la ville que se cachent les plus beaux trésors, sans oublier
de visiter les nombreux marchés hauts en couleurs et en parfums. Ville du passé
résolument tournée vers l'avenir avec ses réussites dans le domaine
de l'aérospatiale, elle est l'objet de nos vives recommandations: Venez y faire un p'tit tour!
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