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onjour ! Nous avons choisi d'évoquer, dans ces quelques pages, une
ville fortifiée au bord de l'eau située en Bretagne, connue
pour avoir été le berceau de ce que l'Histoire appela "la course". Bon nombre de corsaires
redoutés et célèbres y virent le jour : Saint-Malo.
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Saint-Malo, cité des corsaires
Située dans le nord de la Bretagne, Saint-Malo doit son nom à un moine et évêque,
le père MacLaw, qui avait fuit le pays de Galles pour s'installer en Bretagne en 538.
Les dix huit hectares de cette ville fortifiée ne sont devenus réellement
célèbres qu'en 1590, lorsque les habitants de la ville l'ont déclarée
république indépendante ! Leur devise était "Ni français, ni breton,
mais corsaire je suis!" Cette situation ne dura pas plus de quatre ans mais pendant cette
période, les habitants ont acquis une solide réputation de rebelles. Pendant
les XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles, Saint-Malo s'est enrichie grâce
à son commerce maritime entre les Amériques et l'Europe mais surtout grâce à
l'activité très lucrative de ses corsaires. Les bateaux appelés "terre-neuvas"
qui partaient pêcher la morue à Terre-Neuve (Cote Est du Canada) ont également
largement contribué à la prospérité de la cité malouine et ont donné
de la gloire à ces temps d'épopée maritime. Toutefois, le commerce le plus
lucratif venait, sans conteste, de la capture de bateaux marchands anglais et hollandais,
effectuée avec la bénédiction du Roi de France.
Qui découvrit le Canada?
En 1532, Le roi François 1er se rendit en pèlerinage
au Mont-Saint-Michel. Sur le chemin du retour, il demanda à Jacques Cartier,
originaire de Saint-Malo, de trouver un passage qui mènerait en Asie en passant
par le nord de l'Amérique. Le courageux capitaine découvrit ainsi le
fleuve Saint-Laurent et la côte orientale du Canada mais la rigueur de l'hiver l'obligea
à jeter l'ancre à un endroit appelé maintenant Montréal.
Il refit le trajet trois fois en embarquant à chaque fois de plus en plus
d'immigrants français dont les descendants sont devenus, cinq siècles plus
tard, les cousins français d'Amérique.
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Recette de
Mars 2001 |
Crêpes Bretonnes |
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SOS en cuisine
! Si
vous avez des problèmes pour
préparer cette recette, adressez
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Corsaires ou pirates ? |
Les
océans étaient des zones libres de droit
et naviguer dans les eaux internationales se faisait
toujours au péril des navigateurs. La couronne de France
et celle d'Angleterre étant la plupart du temps
en guerre. Quelquefois la Hollande et le royaume d'Espagne prenaient part aux conflits.
Les rois de ces pays respectifs avaient donné
leur consentement pour que des bateaux privés
soient équipés de canons et pourchassent
les navires étrangers ennemis. Les corsaires
n'étaient absolument pas des pirates dans le sens où ils étaient
titulaires d'un permis signé par le roi en personne.
Cette autorisation formelle, "la lettre de course"
leur permettait de mener à bien leur mission
tout en respectant des réglementations très
strictes : les butins étaient à partager en trois parts :
un tiers revenait au roi, un tiers au propriétaire du bateau et le dernier tiers
était distribué entre les membres
de l'équipage. L'attaque des navires ennemis
n'était ni plus ni moins qu'un acte de guerre,
accompli par des civils sous le contrôle royal.
A l'opposé, les pirates attaquaient les bateaux
marchands quelles que soient leur nationalité
et ce, pour leur seul profit personnel. Quand
ils étaient arrêtés, les capitaines
des pirates étaient pendus au mat le plus
élevé, sans aucune autre forme de
procès.
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Que pouvez-vous y visiter ? |
Saint-Malo est le plus grand port de plaisance de France et se situe à une heure de
route seulement du Mont-Saint-Michel. Vous pouvez tout d'abord vous promener sur les remparts
de la ville corsaire. Il vous faudra à peu près deux heures pour les longer, en
faire le tour et profiter de la vue splendide qu'offre la "Côte d'Emeraude".
Vous pourrez y découvrir le Fort National, accessible à pied, à marée basse,
et admirer le port. Ensuite vous prendrez plaisir à vous promener à travers les rues pavées
de la ville et vous atteindrez ainsi la cathédrale. Vous pourrez également vous arrêter tout simplement
dans une crêperie et déguster une délicieuse crêpe accompagnée d'une bolée de
cidre de Bretagne. Dans cette ville de légende, chaque pierre et chaque rue attestent du passé glorieux
de la forteresse. C'est une visite que vous ne serez pas prêts d'oublier !
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Robert Surcouf, le corsaire le plus célèbre au temps de la Révolution et de l'Empire |
A l'age de treize
ans, il fit l'école buissonnière pour
devenir marin. A vingt deux ans, il était capitaine
d'un bateau corsaire. Robert Surcouf devint célèbre
en août 1795 après l'attaque d'un convoi
de trois navires marchands anglais qui transportaient du riz.
Il obligea les marins anglais à se rendre et,
sur le chemin du retour, il rencontra le "Triton", un bateau de
guerre britannique avec cent cinquante hommes à son bord.
N'ayant que dix huits marins et quatre canons,
il utilisa la ruse et demanda à son équipage
de se cacher. Il fit semblant d'être seul sur
le bateau. Lorsque les deux navires furent suffisamment
proches l'un de l'autre, Surcouf ordonna l'attaque,
aborda le bateau ennemi et en prit le contrôle.
Le 7 octobre 1800, devenu capitaine du bateau
"La Confiance", il captura un navire de commerce
anglais appelé le "Kent". Bien que l'autre bateau
fut armé plus lourdement avec trente huit canons et quatre cent cinquante sept marins
dont cent cinquante fusillers,
Surcouf le captura après une longue
bataille au corps à corps. Le "Kent" fut
ramené à Port Louis et tous les biens y furent
vendus. Quand Surcouf revint à St Malo,
il avait plus de deux millions de francs de l'époque dans son coffre-fort.
On peut comprendre pourquoi il put prendre sa retraite
à l'âge de trente six ans, ayant été décoré
de la Légion d'Honneur par l'Empereur Napoléon 1er !
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Comment étaient soignés les marins qui partaient en mer pour de longs mois ?
Pour tout navire transportant plus de 20 marins, un décret royal de 1681 obligeait les capitaines
et les propriétaires de bateaux à prendre à bord un médecin et une liste
détaillée de médicaments obligatoires ! Qui a dit que le Roi ne prenait pas soin
de ses sujets ?
Comment s'appelle l'habitant de Saint-Malo le plus célèbre ?
François-René de Châteaubriant est né en 1768 et vécut 9 ans
à Saint-Malo. Il passa une année en Ohio et parcourut le Mississipi avant de
devenir Ministre des Affaires Etrangères en France. Châteaubriant est avant tout un
auteur français bien connu des étudiants.
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La Route du Rhum et la transat Québec-Saint Malo
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De nos jours, Saint-Malo doit également sa renommée aux rendez-vous donnés aux grands
amoureux de la voile : son port accueille le départ ou l’arrivée de courses prestigieuses
telles que la Route du Rhum ou la Transat Québec-Saint-Malo qui ont lieu tous les quatre ans.
Depuis 1978, la Route du Rhum est une course transatlantique en solitaire de Saint Malo
à Pointe à Pitre, pendant trois mille miles : un seul homme à bord, tout à
la fois skipper et matelot, à la barre
et aux écoutes. Mais en 1990... Surprise ! Florence Arthaud, fut la première femme à
emporter cette course après seulement quatorze jours de mer. Quel courage ! Il faut
savoir que le marin ne peut presque pas dormir pendant les deux à trois semaines de
course... La Transat Québec-Saint Malo s’effectue, quant à elle, en équipe. Il s’agit
d’une course d’Est en Ouest avec une arrivée dans le port malouin. Cette épreuve est
particulièrement périlleuse du fait des risques de collision avec des icebergs, dès
les premiers miles sur le Saint Laurent. À chacune de ses nouvelles éditions, des records
de distance parcourue en vingt-quatre heures sont battus. Le prochain record à battre :
parcourir plus de cinq cent trente-cinq miles sur l’eau en vingt-quatre heures ! |
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