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onjour!
Paris est considéré par beaucoup comme la plus belle ville du monde. Pour bien comprendre
comment cette ville magnifique s’est construite, il est important de revenir sur celui qui a redressé
la France juste après la révolution française de 1789 et a été le premier
à façonner cette ville qu’il aimait tant : Napoléon Bonaparte.
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Napoléon Bonaparte arrive à Paris
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Lorsque Napoléon Bonaparte foula pour la première fois le sol de Paris, en 1784, il avait à peine
quinze ans et n'était alors qu'un petit cadet récemment admis à l'Ecole
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Les Invalides
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Militaire. Il se trouvait de nouveau dans la capitale lorsque huit ans plus tard la population
désespérée envahit les rues et lorsque Louis XVI tenta de s'enfuir. En 1799,
quand il renversa le Directoire par un coup d'Etat et prit le pouvoir, il avait déjà
formé de grands projets pour cette ville aux allures moyenâgeuses que dix années
de révolution et d'anarchie avaient ravagée. Il afficha d'emblée son ambition:
"Faire de Paris la plus belle capitale de l'univers". Ses raisons étaient multiples : il
fallait absolument donner du travail aux parisiens, peut-être pour les rendre heureux mais
surtout pour éviter de futures émeutes. Napoléon Bonaparte souhaitait
également embellir la ville... Toutefois, son objectif n'était pas seulement
esthétique : la capitale devait refléter dignement l'image de la gloire et
la grandeur de son héros. Orgueilleux sans nul doute, Napoléon Bonaparte fut sans
conteste un visionnaire pour la ville qu'il affectionnait.
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La rue de Rivoli
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Au début du XIXème siècle, les rues parisiennes étaient étroites,
insalubres et mal éclairées. La circulation y était chaotique et souvent dangereuse.
Comme Louis XIV, Napoléon Ier (appelé ainsi après son sacre de 1804) rêvait
d'une "voie triomphale" traversant la ville d'ouest en est. A l'ouest, grâce au Roi Soleil, il
existait déjà un axe prestigieux qui partait des Tuileries et remontait jusqu'en haut
des Champs Elysées. Beaucoup plus à l'est, un autre axe permettait de sortir de Paris
vers le soleil levant. Mais entre les deux, mis à part la Seine et un chemin de terre qui deviendra
plus tard la rue Saint Honoré, aucun axe central véritable ne permettait aux deux
voies d'être reliées entre elles. Napoléon Ier décida de faire percer une
rue qui partirait de la place de la Concorde, longerait les Tuileries et le Louvre,
traverserait la place de la Bastille qui, depuis le 14 juillet 1789, ne constituait
plus qu'un sordide terrain vague pour rejoindre enfin le faubourg Saint Antoine.
Napoléon Ier souhaitait donner naissance à une artère luxueuse; c'est ainsi
que boulangers, charcutiers ou tous les commerçants utilisant "un four ou un marteau"
furent bannis par décret. L'architecture devait y être symétrique et sobre. La mode
était aux arcades et aux passages pour faciliter les promenades des parisiens. La
rue portera bien évidemment le nom d'une de ses dernières conquêtes en Italie:
Rivoli (1797).
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Recette Janvier 2005
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Poulet Marengo
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Cooking SOS!
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La rue de la Paix
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La rue de la Paix est située entre la place Vendôme et l’Opéra Garnier.
Au début du XIXe siècle, le quartier que nous connaissons aujourd'hui pour
être celui où il fait si bon se promener, est d’une toute autre apparence :
maisons et commerces divers encombrent la cour du Louvre et les jardins des Tuileries; la
rue de Rivoli, si prometteuse et majestueuse soit-elle, est bordée sur le côté
nord, de terrains vagues et de maisons
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La rue de la Paix
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insalubres; le projet de la future et luxueuse artère est en suspens car
les investisseurs hésitent. Aussi, de généreuses exemptions
d'impôts seront accordées : vingt ans tout d'abord, puis trente ans...
de quoi faire céder les plus réticents ! Faute
de moyens, la rue de Rivoli ne s'étendra finalement pas jusqu'à la Bastille
comme prévu. Le projet d'agrandissement se poursuit tout de même et un
quartier entier de rues perpendiculaires qui viennent se jeter dans l'artère
principale voit le jour. Une de ces rues doit être, selon l'empereur, la plus
belle de Paris. Bien évidemment on la nommera la rue Napoléon. Plus tard,
sous la Restauration la belle rue Napoléon sera rebaptisée rue de la Paix.
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La colonne Vendôme
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Napoléon Ier qui veut doter la ville de nombreux monuments pour l'embellir mais surtout
célébrer ses victoires, voit en la place Vendôme désormais ouverte
à la circulation grâce aux rues nouvellement tracées, l'emplacement idéal
pour magnifier le culte de sa personne. En pleine gloire, adulé des français car il est,
en 1806, l'homme qui leur apporte la paix,
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La rue de Rivoli
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lui vient l'idée de bâtir un édifice non pas en hommage aux soldats morts
sur les champs de bataille mais à la gloire d'un seul héros : l’Empereur des
Français ! Le choix définitif se porte sur une colonne de quarante-cinq mètres
de hauteur inspirée de la colonne romaine de Troie. Les bas-reliefs racontent la campagne
d'Autriche. Construite en pierre de taille très dure, elle est recouverte de plaques de
bronze provenant de la fonte des deux cent cinquante pièces de canons prises aux Russes et
aux Autrichiens. Enfin, elle est surmontée d'une statue de Napoléon, vêtu d'un
costume d'empereur romain. La construction ne se fait pas sans difficulté. Il y a d'abord le
mécontentement de quelques maréchaux déçus de la place insignifiante qui
leur est accordée sur le monument puis la difficulté pour agrafer les plaques de bronze.
Le noms des vaincus de la campagne d’Autriche doivent apparaître : le tsar Alexandre Ier et
l’empereur d’Autriche François II. Mais lorsque Napoléon Ier envisage d’épouser
une princesse russe (il a déjà divorcé de Josephine de Beauharnais qui ne peut
lui donner d’héritier), il s'empresse de faire effacer les initiales du tsar pour des raisons
diplomatiques... Lorsque le monument est inauguré le 15 août 1810, sa future femme n’est
plus une princesse russe comme prévu mais l’autrichienne Marie Louise... et les initiales de
François II, Empereur d'Autriche sont bel et bien gravées sur la colonne et dans la
liste des vaincus... et l’on frôle l’incident diplomatique...
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Une cité impériale
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Lorsque Napoléon Bonaparte s'installa aux Tuileries le 2 juillet 1800, le spectacle
qui l'entourait n'avait rien de commun avec ce que nous connaissons aujourd'hui.
Lorsqu'il se penchait à ses fenêtres, l'horizon se limitait à un dédale
de rues étroites et sinueuses, un enchevêtrement de maisons et d'hôtels particuliers
plus ou moins élégants. Véritable labyrinthe limité sur la partie sud
par la Seine et fermé au nord puisque la rue de Rivoli n'avait pas encore été
percée...
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Le Louvre
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la circulation y
était très difficile. On dit même que Marie-Antoinette, dix ans plus tôt,
se perdit dans une de ces ruelles lorsqu'elle tenta de fuir à Varennes et retarda le
départ du carrosse... retard qui fut fatal à la famille royale. Napoléon Ier
avait choisi Paris et non Versailles comme ses prédécesseurs. Il souhaitait notamment
réunir les deux palais du Louvre et des Tuileries pour créer une cité
impériale digne de sa magnificence : il fallait donc réaménager à grands
frais l'espace intérieur que de nombreuses et coûteuses expropriations rendraient libre.
Lorsqu'il rentra victorieux d'Austerlitz en 1805, le travail de déblaiement avait commencé
et de ses fenêtres des Tuileries, il pouvait enfin voir le Louvre.
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Les Sapeurs-Pompiers de la Ville de Paris |
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Sous le règne de Napoléon Ier, Paris s'agrandit, s'embellit, honore son empereur en
bâtissant de somptueux édifices. L'impulsion est donnée et pourtant la capitale
sort difficilement de son état moyen-âgeux. Les rues restent sales pour la plupart et
mal éclairées, l'approvisionnement en eau potable demeure un casse-tête malgré
la construction de nombreuses fontaines, les maisons restent vétustes même si de beaux
immeubles napoléoniens voient le jour. En outre, les incendies se multiplient...
Certes, il y a bien un corps de pompiers de la ville mais il est désorganisé et dispose
de peu de moyens. Le 1er juillet 1810, au cours d'un bal organisé par l'ambassadeur d'Autriche
en l'honneur du couple impérial, un incendie se déclare et se propage rapidement.
Napoléon Ier et Marie-Louise sortent indemnes du brasier. Témoin de ce drame et de
l'impuissance des pompiers, l'empereur décide de militariser ce corps de métier :
les pompiers seront désormais des soldats du feu, soumis à une discipline sans faille.
Ils dormiront dans des casernes, toujours en alerte et effectueront régulièrement des
patrouilles dans la ville, porteront des casques brillants pour être toujours visibles dans la
fumée. Cette organisation, réglée dans ses moindres détails et toujours
de rigueur, fut l’oeuvre de ce grand visionnaire que fut Napoléon Ier. Le corps des Sapeurs-Pompiers
est un véritable monument en lui-même, tant est grand l'héroïsme de ses hommes
au quotidien à Paris, comme le sont leurs homologues des villes du monde entier.
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L'arc de triomphe du Carrousel
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L'empereur décida d'édifier des arcs de triomphe pour célébrer
sa gloire. Celui du Carrousel avait un double objectif : marquer majestueusement l'entrée
des Tuileries et commémorer la victoire de Marengo. Les épisodes des campagnes de 1805
et les statues des différents corps d'armée de l'Empire furent sculptés sur les
bas-reliefs et sur les colonnes de marbre rose. Son sommet fut couronné des
chevaux de l'Eglise Saint-Marc de Venise - prises de guerre dont on ne savait trop que faire - et
paré des statues de la Victoire et de la Paix. Le sculpteur y ajouta un char dans lequel il fut
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L'arc de triomphe du Carrousel
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d'abord question de déposer une statue de Mars puis de l'empereur... celui-ci finalement s'y opposa
formellement. Le char resta donc vide jusqu'en 1830, année à laquelle y prit place une
déesse représentant la Restauration, selon toute vraisemblance. Entre temps, les statues
des chevaux d'origine avaient été rendus à la ville de Venise et remplacés
par des copies ! Lorsque le monument fut terminé, il se trouvait confiné sur une place
encore encombrée de quelques maisons. Prolongée de chaque côté par des
grilles, elles-mêmes encadrées par des guérites, cette porte monumentale
belle comme un joyau ne reçu son écrin actuel que bien des années plus tard lorsque
Haussmann fit démolir les dernières maisons et tripler la surface de la place. Alors
seulement, l'axe de cet arc monumental fit place à la magnifique perspective que nous connaissons
aujourd'hui. Napoléon Ier avait prévu un autre arc de triomphe en l'honneur de la victoire
d'Austerlitz : l’Arc de Triomphe culmine aujourd'hui majestueusement au sommet des Champs Elysées
mais ne fut achevé que sous le Second Empire.
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Invitation au voyage |
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Tout au long de son règne, l'ambitieux Napoléon Ier a connu une véritable
affection pour Paris et pour ses habitants. S'il est vrai qu'il a utilisé les édifices
qu'il faisait construire comme autant d’instruments de propagande, il avait une volonté
sincère d'apporter un certain confort moderne aux parisiens. Si ses projets souvent trop
grandioses n'ont pas tous vu le jour, il est probablement, tout comme son neveu Napoléon III
après lui, un des rares souverains à s'être véritablement
intéressé au développement de la ville de Paris. Quinze années de
règne, entrecoupées de guerres sanglantes et coûteuses, se sont toutefois
avérées insuffisantes pour que tous les projets se réalisent de son vivant.
Néanmoins, Napoléon Ier a insufflé un élan créatif aux batisseurs
et il pourrait fièrement se glorifier d’avoir grandement contribué à donner
à la capitale française son architecture contemporaine que nous admirons aujourd'hui !
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