Forward this Page to a Friend


Dans ce numéro :
Le Canal du Midi
France Vacation

Alimenter le canal en eau
Une des difficultés majeures du projet...

Inscrivez-vous à cette lettre
Vous recevrez chaque mois par email une nouvelle lettre sur une région de France !

Les premières lois sociales
Il était évident que la réalisation d’un tel ouvrage...

Financement du projet
La partie la plus difficile à jouer pour Pierre-Paul Riquet...
Un chantier inimaginable, le Tunnel de Malpas
Pas moins de soixante-trois écluses permettent de monter ou descendre les pentes du canal...
Les arbres du canal
Des dizaines de milliers d'arbres furent plantés...
Des vacances de rêve !
Pendant deux siècles, le Canal du Midi fut une véritable réussite économique...

onjour ! Nous avons choisi de dédier cette lettre d’information à une oeuvre fabuleuse, inscrite depuis 1996 au patrimoine mondial par l’UNESCO : le Canal des Deux Mers, dans le Sud-0uest de la France. Nous voulons, en réalité, évoquer la portion magnifique du "Canal du Midi" qui relie Toulouse à l'étang de Thau, une des destinations touristiques de France les plus appréciées pour la beauté de ses paysages, ses croisières en péniche et son histoire. Le souhait éminemment politique et stratégique de relier l'Océan Atlantique à la Mer Méditerranée datait de l’Antiquité. Toutefois, ce projet incroyablement ambitieux ne verra le jour qu'en 1666. Il fallut surmonter un grand nombre d’obstacles tant financiers et matériels qu'humains pour permettre à cette idée un peu folle d’aboutir.

Une entreprise colossale

En 1600, percer un canal qui relierait la mer à l'océan et traverserait le paysage français, relevait simplement de la science-fiction. Et pourtant, l'étude de ce projet par les monarques et leurs ministres remonte à Henri IV. Il s'agissait de faciliter le transport des marchandises en coupant par les terres. En effet, le passage du Détroit de Gibraltar, à la pointe Sud de l'Espagne, était particulièrement périlleux. Les bateaux de marchandises pourraient ainsi éviter les aléas d'un voyage maritime de trois milles kilomètres. Mais raccourcir les distances et éviter les attaques des pirates n'étaient pas les seules motivations. La rivalité entre la France et l'Espagne en était une autre. Le Canal permettrait d'éviter de payer les taxes très élevées imposées par l'Espagne lors du passage du Détroit. Le Royaume d’Espagne cesserait ainsi de s’enrichir au détriment de la France, ce qui n’était pas pour déplaire à Louis XIV et à Colbert, son célèbre ministre.

Pierre Paul Riquet, un percepteur

Une nouvelle fois, sans Louis XIV, ce roi aux ambitions extrêmes, et sans l’intelligence de Colbert qui pensait que la puissance du royaume reposait essentiellement sur le développement du commerce, cette oeuvre n’aurait pas vu le jour. Mais c’est sans aucun doute grâce à l’audace et à l’entêtement d’un seul homme que ce chantier gigantesque allait devenir réalité. En effet, Pierre Paul Riquet consacra les quatorze dernières années de sa vie à ce projet surprenant : un canal long de deux cent quarante kilomètres qui ira de Toulouse à l'Etang de Thau. Cet homme n’était absolument pas ingénieur des Ponts et Chaussées mais un simple percepteur ! Ce fermier de la Gabelle et intendant des armées du roi, avait amassé, dans le Languedoc, une véritable fortune grâce à un impôt sur le sel dont il avait assuré une part de la collecte pour le compte du roi - la fonction était très richement rémunérée car le percepteur était responsable de l'impot sur ces biens personnels. Très impopulaire auprès des français, cet impôt - la Gabelle, disparaitra à la Révolution... Le bon sens extrême de Pierre Paul Riquet, ses qualités de meneur d’hommes, et sa fortune personnelle qu’il engloutira dans ce projet qui lui tenait tant à coeur, allaient lui permettre de réaliser son rêve avec pour seuls outils des pelles et des pioches.

Recette de Janvier 2002
La Soupe à l'Oignon

The Most Famous French Soup!
Temps de préparation: 40 Minutes
Pour 6 personnes
Clickez ici pour lire la recette "French Onion Soup" en anglais.
Clickez ici pour lire la recette "French Onion Soup" en français.
SOS en cuisine ! Si vous avez des problèmes pour préparer cette recette, adressez un SOS par e-mail à 911@FranceMonthly.com
Lire cette lettre d'information en anglais !
Téléchargez nos fonds d'écran.
S'abonner à cette publication
L'histoire de France Monthly
Alimenter le canal en eau...
Une des difficultés majeures du projet était assurément l’alimentation en eau de ce futur canal. Pierre-Paul Riquet n’hésita pas à arpenter la Montagne Noire avec un sourcier - sur les flancs situés au nord d'une ligne tracée entre Villefranche-de-Lauragay et Carcassonne - afin de découvrir la source qui servirait de point de départ. Il découvrit que les eaux d’un ruisseau, sur le plateau de Naurouze, se divisait naturellement pour former deux cours d’eau : l’un coulait vers le sud-est (vers la Mer Méditerranée) et l’autre vers l’ouest (vers l'Océan Atlantique). Il lui vint alors l’idée de construire une réserve qui permettrait d’alimenter les deux versants du futur canal. Le bassin de Saint-Ferréol fut construit en 1667. Il s’agissait à l’époque du plus grand réservoir d’eau artificiel au monde. Devant les réticences de l’état pour financer le projet, il choisit de financer personnellement le percement d’une rigole longue de trente quatre kilomètres. Elle lui permettra de recueillir l’eau et de la guider jusqu'à ce bassin.

Inscrivez-vous à cette lettre d'information

Inscrivez-vous à cette lettre d'information mensuelle. Chaque mois, vous recevrez gratuitement une nouvelle lettre sur une région de France et vous re-découvrirez son histoire ainsi que les meilleurs endroits à visiter. Nous nous engageons à ne jamais vendre votre adresse email. Cliquez sur l'image ci-dessous pour vous inscrire.


Les premières lois sociales
Il était évident que la réalisation d’un tel ouvrage allait être difficile. Avec des moyens techniques quasi inexistants, il faudrait creuser ce canal à l’aide de simples pelles et pioches. En raison de ces conditions, Pierre-Paul Riquet proposa aux douze mille hommes et femmes engagés dans cette aventure des salaires généreux. Mais il leur offrit également des jours de repos (jours fériés et dimanches) et surtout... les jours de pluie non travaillés seront rémunérés, le logement sera d'un loyer modique et les journées de maladie seront également payées ! Ces mesures absolument révolutionnaires pour l’époque auront été probablement les premiers avantages sociaux offerts à cette échelle à des employés, en France et probablement dans le monde. Elles ne furent pas du goût des autres patrons de la région qui voyaient ainsi leurs ouvriers déserter les chantiers pour rejoindre celui du Canal ou, pire, les entendaient réclamer les mêmes avantages sociaux.

Envoyez cet article à vos amis

Partagez la lecture de ce site Internet avec vos amis en cliquant sur l'image ci-dessous. Vos correspondants recevront le lien vers cette page Web.


Le financement du projet

Ce fut probablement la partie la plus difficile à jouer car évidemment le projet coûta deux fois plus cher que prévu et Pierre-Paul Riquet y engloutit toute sa fortune personnelle. Outre le percement de la Rigole qui allait permettre d’amener l’eau de la Montagne Noire jusqu’au bassin artificiel, il finança également la première tranche entre Toulouse et Trèbes. Pour continuer les travaux, il dut avancer l’argent, mais l’Etat tardant à le rembourser, il dut vendre ses immeubles et même emprunter de l’argent à des taux absolument exorbitants pour payer ses ouvriers. Il alla même jusqu'à sacrifier les dots de ses filles. A sa mort, quelques mois avant la fin des travaux, il était à tel point endetté que ses héritiers durent vendre la moitié de leurs parts du canal. Heureusement, ils purent les racheter en 1724 pour enfin tirer des revenus de l'ouvrage qui, par la suite, s’avérera être un grand succès économique.
Un chantier inimaginable, le Tunnel de Malpas
Les difficultés techniques furent nombreuses et les nombreux détracteurs de Pierre-Paul Riquet attendaient le moindre faux-pas pour faire interrompre les travaux. Pourtant, quatorze années suffirent pour construire pas moins de soixante trois écluses, cent vingt six ponts, cent cinq aqueducs, six barrages et sept pont-canaux sur une distance totale de deux cent quarante kilomètres, entre Toulouse et Sète ! Parmi les obstacles particulièrement difficiles à franchir et qui auraient pu provoquer la perte de cet homme obstiné, nous pouvons mentionner la colline de Malpas, à six kilomètres à l’ouest de Béziers. Contourner la colline signifiait perdre plus de temps sinon plus d’argent. Acculé, Pierre-Paul Riquet ne pouvait se le permettre et décida donc de percer un tunnel. Mais un sol particulièrement friable rendait l’opération dangereuse et incertaine... Informé, Colbert interdit la poursuite d'un tel chantier. Pierre-Paul Riquet rassembla alors les ouvriers d’autres chantiers et continua les travaux, clandestinement. Il savait que le temps lui était compté avant que ses ennemis ne découvrent le pot aux roses et ne le dénoncent. En une semaine seulement, le premier tunnel de navigation du monde, long de cent soixante cinq mètres, venait d’être percé. Ce fut un triomphe pour son auteur.
Les arbres du canal
Très rapidement, quarante cinq mille platanes, pins, peupliers, et arbres fruitiers, furent plantés avec plusieurs objectifs clairement définis : avant tout il s'agissait de limiter l’évaporation de l’eau, en particulier durant l’été qui est si chaud dans cette région du sud de la France. Puis venait le souci d’ombrer les chemins de halage et la voie navigable elle-même, tout le long du canal, pour permettre aux mariniers et aux chevaux en charge du halage des péniches de voyager dans de meilleures conditions ! Par ailleurs, les racines des arbres consolideraient les berges. Enfin, à l'automne, les feuilles formeraient un tapis au fond du canal et réduiraient les risques d’infiltration de l’eau dans le sol. Ces arbres font maintenant simplement le bonheur des touristes qui longent les berges en péniche ou à vélo.
Invitation au voyage
Pendant deux siècles, le Canal du Midi a été une véritable réussite économique pour le transport des marchandises. Mais il a, par la suite, souffert de la concurrence dans un monde où la rapidité et la rentabilité vont de pair. Des moyens de transport nouveaux allaient le détrôner et il était très certainement voué à l’abandon. Toutefois, depuis une trentaine d’années, il a très heureusement connu un regain d’activité grâce à une nouvelle forme de tourisme : le tourisme fluvial qui accueille des centaines de milliers de visiteurs, chaque année. Rien n'est plus agréable que d'explorer cette région puis d'embarquer à bord d’une péniche pour naviguer sur le canal à six kilomètres à l'heure et découvrir la diversité des paysages, pour apprécier l’incroyable cuisine régionale ou visiter des villes à l'histoire si riche : Toulouse, Castelnaudary, Carcassonne, Béziers, Sète, pour ne citer que les plus grandes. Voir découvrir des lieux insolites comme le hameau du Somail et Montolieu, surprenant village du Livre. Vous pourrez penser à utiliser la bicyclette pour rouler le long des anciens chemins de halage presque plats transformées en pistes cyclables et ainsi apprécier la quiétude des abords du Canal.
 
 
 
© 2000-2008 FranceMonthly.com - All rights reserved.

Canal Du Midi France - Tour De France | Lisle France - France Travel Vacation - Tourism Northern France | Bistro De Montmartre - France Travel | Montmartre - Tour De France | Sacred Heart | Napoleon - Paris France | Napoleon Bonaparte | Broceliande - Provence | Mont Saint Michel | Mont St Michel | Louvre France Travel | Louvre Museum | France Tour | France Tourism | France Travel | France Travel Package | France Vacation | French History | Paris | Paris France | Provence France | Tour De France | Tourism France | Travel France