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onjour ! Après notre visite du mois dernier à Avignon, nous avons choisi de
nous rendre à soixante kilomètres au nord-est et d’évoquer une ville de Provence
absolument ravissante : Vaison-la-Romaine. Nous espérons vous faire partager notre bonheur
et vous donner l’envie de visiter cette région si vous n’en avez pas encore eu l’occasion.
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Un mécène au nom prédestiné
En arrivant dans cette charmante ville provençale, nos pas nous guident immédiatement dans un univers
chargé d’histoire. Vaison est effectivement le champ archéologique de vestiges gallo-romains le plus étendu de France. Lorsque les premières pièces furent
découvertes au XIXème siècle, la richesse du site fut tout d’abord sous-estimée. C’est ainsi que lorsqu’un certain Monsieur Jacquet, anti-bonapartiste notoire,
déterra de son jardin la statue de Diadumenos et voulut la vendre au Louvre, ses opinions politiques lui valurent le refus catégorique des Beaux-arts.
En 1913, la statue d’un Apollon fut exhumée. Entreposée parmi d’autres sculptures dans une salle de la mairie, son indélicate nudité fut enveloppée d’un
drapeau tricolore. Mais ceci ne fit que susciter la curiosité des gens qui soulevaient régulièrement l’étoffe pour voir si l’Apollon avait tous ses attributs !
Les fouilles débutèrent réellement en 1907 mais reçurent un formidable coup de pouce quelques années plus tard lorsqu’un commerçant suisse répondant
au nom de Burrus, intrigué par le fait qu’en 37 après Jésus Christ, Vaison avait vu naître " Sextius Afranius Burrus " (peut-être un lointain ancêtre ?),
précepteur de l’Empereur Néron. Il décida de participer aux fouilles. Sa générosité permit de mettre à jour une grande partie des 75 hectares aujourd’hui dégagés
de plus d’un mètre cinquante de terre.
Une civilisation moderne
Lorsque nous nous promenons sur le site, nous ne pouvons qu’être frappés par la modernité des lieux,
dignes des demeures hollywoodiennes dans lesquelles il semble que nous aurions pu vivre. Nous pénétrons
dans ce qui furent des maisons luxueusement décorées,
dont la superficie pouvait atteindre 2 000 voire 3 000 mètres carrés. Nous pouvons comparer sans hésitation les
cuisines de l'époque dans lesquelles l’eau courante coulait déjà, avec nos cuisines
intégrées d’aujourd’hui. On y apprend que, dans les familles aisées bien évidemment,
les petits garçons allaient à l’école et jouaient déjà aux billes (avec des noix),
tandis que les petites filles recevaient une éducation à la maison grâce à un précepteur
qui leur enseignait leur futur rôle de maîtresse de maison. C’est ainsi qu’elles se servaient de ce que
sont les poupées mannequins de nos filles d’aujourd’hui pour apprendre à se vêtir soigneusement.
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| Recette de Septembre 2002 |
Cake aux olives et au jambon |
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SOS en cuisine ! Si vous
avez des problèmes pour préparer cette
recette, adressez un SOS par e-mail à 911@francemonthly.com
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Les « fast foods » gallo-romains |
Pouvoir allumer un brasier dans une demeure
était un privilège et surtout un droit que seuls les riches pouvaient
s’offrir en s’acquittant d’une taxe. Les demeures gallo-romaines comprenaient plusieurs étages, les plus pauvres
vivant dans les étages supérieurs. On craignait bien évidemment les incendies et c’est pour
cette raison qu'allumer du feu était soumis à réglementation. Par conséquent, seuls les riches
pouvaient déguster des repas chauds. Toutefois, une solution s’offrait aux plus démunis, puisqu’il
existait des sortes de petits restaurants plus ou moins comparables à nos " fast-foods " d’aujourd’hui.
Ils pouvaient ainsi y aller pour chercher une soupe ou un plat mijoté sur la braise, ce qui devait, en
plein hiver, réchauffer bien des âmes. Même si les hivers ne sont pas très rigoureux dans
cette région.
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La résistance d'un pont
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A Vaison-la-Romaine, il existe
un pont gallo-romain très célèbre et absolument incontournable qui enjambe l’Ouvèze et
un petit torrent, la plupart du temps paisible, coule dessous. C'est en fait le plus large des ponts antiques et probablement
l’un des plus résistants jamais construits. Pendant la seconde guerre mondiale, les allemands tentèrent de le dynamiter,
en vain. Le lendemain les résistants inscrivirent en riposte : « Messieurs les Allemands, le Pont Romain vous
dit... (Censuré) !». Au cours des siècles, le parapet fut plusieurs fois emporté par des crues
très violentes, mais l’unique arche qui le compose, solidement ancrée dans les flancs de la falaise, a
toujours fièrement résisté. Pourtant une crue reste encore douloureusement présente
aujourd’hui dans l’esprit des français. En effet, le 22 septembre 1992, après 4 heures de pluies
diluviennes, un monstrueux torrent de boue s’abattit soudainement sur la ville, atteignant 17 mètres de haut au
goulet d’étranglement du pont romain emportant le parapet et les façades des maisons adjacentes avec
une violence effroyable. Une partie de la ville, dont le site archéologique, fut noyée et
légèrement endommagée et 43 personnes disparurent tragiquement ce jour-là.
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La cité médiévale
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Si Vaison-la-Romaine est connue pour ses vestiges gallo-romains,
sa cité médiévale est également célèbre. Quelque soit la direction par laquelle on
arrive, la ville dite « haute » surmontée d’un château ne peut échapper au regard. Au fil des
siècles, la société se transforma. A la grandeur romaine suivit la décadence, puis Vaison
devenue cité chrétienne s’organisa en un évêché, l'évêque en étant
le puissant seigneur. Le XIIème
siècle vit la naissance d’une période de grande insécurité. La population, victime des
brigands, fut amenée à quitter la plaine, à chercher refuge sur le rocher à l’abri des
remparts et à se placer sous la protection de leur seigneur, le Comte de Toulouse. Vaison ne fut
rattachée au royaume de France qu'en 1791. De cette époque, il reste un charmant village, aux étroites
rues pavées et aux places agrémentées de fontaines. A coup sûr, il s'agit là d'une partie de
la ville à ne manquer sous aucun prétexte lors de votre prochaine visite.
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Mont Ventoux : montagne magique !
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| A une trentaine de
kilomètres de Vaison-la-Romaine, la région est dominée par la montagne
magique de la Provence : le Mont Ventoux. Culminant
à 1912 m, cette montagne a toujours suscité
la plus grande admiration tant les légendes
qui l’entourent sont riches et très présentes
dans l’esprit des habitants. C’est ainsi qu’au XVIIème
siècle une chapelle fut édifiée
à son sommet et devint rapidement un lieu de pèlerinage.
Chaque 14 septembre voit les fidèles gravir la
montagne en longues processions portant un cierge
de vingt livres dans les bras. La terrible peste de 1600
aurait ainsi été vaincue. On raconte
également que les jours où le ciel se
couvre en altitude, on peut apercevoir une lavandière
lavant son linge à grands coups de battoir.
Ses gestes, dit-on, font jaillir les tempêtes
et souffler le mistral. Dès qu’ils la voient,
les bergers rentrent leurs troupeaux et en mer, les
marins redoutent cette apparition surnaturelle lourde
de menaces. Mais le Mont Ventoux est également
une étape difficile du Tour de France cycliste,
Tour de France gagné depuis plusieurs années
par un américain célèbre pour
son courage dans bien des domaines : Lance Armstrong.
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Arbre du soleil : l'Olivier
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Parcourir la Provence est un véritable enchantement : le
chant incessant des cigales, le parfum délicat de la lavande, et le charmant spectacle des oliviers bordant
les routes du soleil accompagnent le visiteur. L’olivier est une tradition indissociable du paysage provençal.
Il est pourtant originaire de Grèce et fut implanté en France lorsque les phocéens
créèrent Marseille, environ 600 ans avant JC et y introduisirent la technique de l’huile d’olive.
L’olivier ressemble à une oeuvre d’art à lui tout seul avec ses troncs que l’on dirait façonnés par les
doigts habiles d’un sculpteur et avec ses feuilles toutes ébouriffées par le vent du Midi. La Provence est
un endroit idéal pour l'oléiculture. En effet, l’olivier aime la chaleur, la sécheresse et
s’il préfère les hivers doux, il résiste aussi très bien au froid.
A chaque terroir correspond une taille traditionnelle de l’olivier. C’est ainsi que dans le Gard il est taillé
en forme de boule, de gobelet dans l’Héraut et de table dans le Var. La cueillette de l’olive que l’arbre
produira abondamment pendant cent cinquante ans varie également en fonction de la région : dans le pays niçois,
l’oléiculteur gaule les très grands arbres, en Corse il dépose des filets au sol et attend que
les olives tombent ! L’huile d’olive est délicieuse pour agrémenter bon nombre de plats et
particulièrement recommandée pour ses vertus diététiques !
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Invitation au voyage
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Si vous avez la chance de visiter la Provence, nous vous recommandons
tout particulièrement de faire une étape à Vaison-la-Romaine. Vous pourrez savourer avec bonheur
tous les charmes d’une ville provençale qui vous accueillera au coeur d’une nature généreuse et
verdoyante et vous pourrez goûter à une excellente cuisine provençale. Comme les Vaisonnais et habitants de
la région nous vous conseillons de ne pas manquer le pittoresque marché du mardi matin qui se perpétue
depuis 1532, époque où tenir marché était un droit seigneurial et où le mardi fut
choisi par bulle pontificale : le souverain de l'endroit était en effet le pape ! (car nous sommes très près d'Avignon)
Vous pourrez retrouver sur ce marché les parfums et les couleurs si typiques des produits de Provence. |
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