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onjour ! Que vous soyez un amoureux du ski, de la montagne ou simplement de la nature
et de la marche à pied, il y a une célèbre vallée française aux confins de la Suisse
et de l’Italie qui vous émerveillera : la vallée de Chamonix. Nous souhaitons vous conter
l’histoire de son Mont Blanc dont les panoramas grandioses des glaciers qui l’entourent
sont un enchantement.
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Une légende savoyarde
Gargantua, géant pacifique et débonnaire, vivant en son château des bords de Loire,
voulut voir l’Italie et au passage un lieu fantastique, craint et admiré tout à la
fois, dont il avait entendu parlé : le Mont Blanc. Les chamoniards – ainsi
appellent-on les habitants de la vallée de Chamonix – évoquaient les Monts Maudits
car ils disait que Satan était enseveli dans les glaciers et s'y débattait ;
crevasses et avalanches meurtrières naissaient de ses soubresauts. Gargantua
commença donc son périple en faisant trembler le sol à chacun de ses pas. Il
enjamba très rapidement le Rhône et pénétra en Savoie. Lorsqu' il parvint au
sommet du col des Aravis, il ne regretta pas ses efforts car il fut immédiatement
saisi par la beauté du paysage et la majesté du Mont Blanc. Il décida de le
contourner et de poursuivre son aventure. Mais tout géant qu'il fut, il rencontra
de nombreux obstacles. Alors qu'il s'apprêtait à redescendre par la crête des Aravis,
un gigantesque rocher lui barra le chemin. Agacé le géant, d'un puissant coup de pied,
projeta le gros caillou à plus de huit lieues. C'est ainsi que Gargantua poursuivit
sa route pendant plusieurs semaines dans la région n'hésitant jamais à lancer quelques
coups de pieds ça et là afin de se frayer un chemin et remodela le paysage que nous
pouvons admirer aujourd'hui...
Le glacier de "Chamouny"
Elle n'est pas si lointaine l'époque où toute la région du Rhône allant de Lyon à
Annecy, en passant par Megève et Taninges était totalement recouverte d'un immense
glacier. Il y a dix mille ans la vallée de Chamonix fut engloutie sous mille mètres
de glace. Petit à petit le glacier recula, mais lorsqu'au début du XIIème siècle,
les moines s'installèrent au prieuré de "Chamouny" il était encore terriblement
menaçant. Au Moyen âge, les hivers particulièrement rigoureux entraînaient des
crues du glacier et de terribles avalanches déferlaient alors impitoyablement sur
la vallée. Les chamoniards voyaient en ces avancées les maléfices du démon. Ils
organisaient des pèlerinages, imploraient la bénédiction des évêques pour conjurer
le sort qui s'acharnait. Il fallut attendre jusqu'au milieu du XIXème pour que la
décrue du glacier soit significative. Vers 1850 on pouvait encore l'apercevoir
depuis la vallée de Chamonix alors que la menace s'éloignait et la montagne effrayait
moins au point de susciter de la fascination. Au contraire, désormais on voulait
la découvrir, la démythifier. Des récompenses étaient même offertes à celui qui
trouverait le chemin vers son sommet. En 1741 deux Anglais, Windham et Pococke
se lancèrent à la conquête de cette montagne qu'ils apercevaient depuis Genève.
Ils sont sans conteste les pionniers du tourisme alpin.
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Recette pour décembre 2004 |
Gratin dauphinois
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SOS en cuisine !
Si vous avez des problèmes pour préparer
cette recette, adressez un SOS par e-mail à
911@FranceMonthly.com
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Les pères de l'alpinisme
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Windham et Pococke sont les héros d'une aventure qui ne fait que commencer. Si à
cette époque les tentatives d'ascension du sommet du Mont Blanc se multiplient,
elles échouent inexorablement. En juin 1786, Jacques Balmat, chamoniard et chercheur
de cristaux de son métier, décide de tenter l'aventure avec
une équipe de guides. Bien qu'ils soient expérimentés et aguerris
aux aléas de la haute montagne, les mauvaises conditions météorologiques et les
difficultés les amènent à envisager de renoncer, une fois de plus. Jacques Balmat
s'obstine et poursuit l'ascension, seul. Surpris par la nuit, il aménage un bivouac
de fortune. Dans la vallée l'inquiétude grandit, personne n'a jamais survécu toute
une nuit en haute montagne. L'homme semble voué à une mort certaine. Le lendemain,
il doit abandonner tout espoir de conquête car il souffre de brûlures aux mains, provoquées par le gel mais
c'est un homme bien vivant que les villageois abasourdis voient redescendre dans
la vallée. Il est soigné par le docteur Paccard. Ce dernier, fasciné par le récit
de son patient, décide de repartir avec lui. Le 7 août 1786, le temps est magnifique,
les conditions idéales. Ils partent donc dans l'après midi, organisent un bivouac
pour la nuit et le lendemain matin, à l'aube, reprennent leur ascension. C'est à
l'aide d'un télescope que, de la vallée, on les aperçoit franchir ensemble le sommet
en fin d'après-midi. Ils ont réussi l'impossible : vaincre l'invincible Mont Blanc...
le Mont Maudit a enfin dévoilé son mystère...
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Les chamoniards et les premiers touristes
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A l'origine, la vallée de Chamonix ressemble peu à la station touristique cosmopolite
et idyllique que nous connaissons aujourd'hui. Les paysans vivent essentiellement de
l'élevage car les terres sont peu fertiles. La région est plutôt inhospitalière et
l'accès en est très difficile, notamment l'hiver. Les chamoniards combattent au
quotidien les éléments naturels et survivent plus qu’ils ne vivent. À partir du milieu
du XIX siècle, époque à laquelle le glacier recule d'une manière significative, les
conditions de vie s'améliorent : la région peut alors s'ouvrir au monde extérieur.
Toutefois, lorsque les premiers touristes font leur apparition, qu'ils soient scientifiques,
écrivains ou richissimes banquiers venus de l'étranger, les chamoniards sont éberlués.
Pour eux, non seulement la montagne ne présente aucun intérêt mais elle est avant tout
source d'ennuis, de misère et surtout meurtrière. Aussi, ces paysans robustes et rebelles
ne comprennent pas vraiment ce que ces étrangers peuvent bien venir chercher dans
un environnement si hostile...
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Napoléon III en visite
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En 1860, lorsque la Savoie est enfin rattachée à la France, la vallée de Chamonix a
déjà été explorée par des glaciologues, des botanistes, des physiciens, des astronomes
et d’autres scientifiques. Les premiers touristes ont déjà testé la neige du bout
des pieds. Vers 1850, Chamonix est même le berceau du ski français… Napoléon III
décide donc de visiter cette nouvelle province qui a déjà fait couler tant d'encre.
La route est aménagée en l'honneur de l'Empereur. Néanmoins, les intempéries rendent
le voyage périlleux et les guides qui escortent les visiteurs doivent porter le
carrosse. Bien que très ralentis, les illustres voyageurs parviennent à destination
et l’impératrice est enchantée. Faisant fi de sa robe à crinoline, elle n'hésite pas
à descendre du carrosse afin de mieux contempler la beauté du paysage et stupéfait
le public par tant d'audace. L'empereur comprenant les intérêts économiques en jeu,
s'engage plus avant et fait améliorer les routes. La montagne devient enfin accessible. Elle
n'est plus perçue comme un monstre terrifiant mais comme un lieu de paix et de
sérénité. Si des pionniers avaient ouvert la voie un siècle auparavant, c’est à
dater de cette visite impériale que le tourisme commencera à se développer, toujours
grandissant, encore aujourd’hui.
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Le petit train de Montenvers
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Toute la haute société se précipite désormais dans cette région montagneuse dont les
bienfaits sont vantés partout de par le monde. On veut absolument escalader ces montagnes,
respirer le bon air frais, admirer un paysage que l'on dit époustouflant. Quoi de plus
naturel que de faire appel à des hommes robustes pour répondre à cette toute nouvelle
mode ! Les chamoniards comprennent très vite que leur vie va enfin pouvoir changer. Ils
s'adaptent de bonne grâce à ce nouvel afflux de curieux et s'organisent afin de répondre
à leurs attentes. Ceux-ci regrettent le piteux état des sentiers que l'on parcourt à pied,
sur des chaises à porteur ou à dos de mulets et font le reproche aux guides de ne pas
savoir repousser les nuages qui cachent les sommets, l'exaltation est à son comble. La
montagne fascine, émerveille. Au milieu du XIXème siècle, le petit bourg de Chamonix,
jusqu'alors recroquevillé sur lui-même se métamorphose : le chemin de fer accélère son
développement. En 1908, un train reliant Chamonix (1035 mètres d’altitude) à Montenvers
(1913 mètres d’altitude), juste au bord de la célébrissime Mer de Glace, est inauguré.
Les chamoniards se rebellent contre cette concurrence impitoyable. Mais le progrès est
en marche inéluctablement. Aujourd'hui encore, ce petit train rouge suit son pittoresque
trajet. Un voyage à ne manquer sous aucun prétexte, l'enchantement est assuré.
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Le téléphérique de l'Aiguille du Midi
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Depuis l'Antiquité, on sait traverser une rivière en tendant une solide corde
de chanvre autour d'un cylindre solidement ancré de chaque côté de la rive. Quoi
de plus naturel que d'imaginer relier la vallée au sommet de la montagne de
la même façon. Il suffit d'attendre la maîtrise de la fabrication du câble d'acier et l'invention
de l'électricité pour que les projets les plus fous voient le jour : le tramway
électrique de New York en 1832 et le métro de Londres en 1863. On se lance dans
l'escalade de collines grâce à un funiculaire à Lyon puis à Budapest. Il ne
manque plus que l'audace d'ingénieurs visionnaires pour que la cabine s'envole !
Ainsi grimpe-t-on le Mont Washington en 1863, les flancs du Vésuve en 1880. Défi
technique, volonté de maîtriser la nature, rien n'arrête les hommes ! L'idée de
relier la vallée de Chamonix à l'Aiguille du Midi (3842 mètres d’altitude) naît
très rapidement. Les guerres terminées et les difficultés financières surmontées,
Il suffit de l'opiniâtreté d'un ingénieur italien Dino Lora Totino et de l'absence
de vertige d'ouvriers un peu fous pour que l'on survole enfin la Vallée Blanche en
1955 et 1956, dates auxquelles les deux tronçons sont inaugurés. Le toit de l’Europe
est enfin accessible par les airs pour le plus grand bonheur des touristes émerveillés.
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Invitation au voyage
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A Chamonix, vous êtes au pied du plus grand domaine skiable du monde et pendant l’hiver,
la petite ville de Chamonix se transforme en cité internationale et cosmopolite de cent
mille âmes : on y parle donc, tout autant, l’anglais que le français... Chamonix n’a rien
perdu de son charme d’antan, considérée par tous comme une véritable villégiature de rêve.
Si les sports de glisse n’ont pas votre prédilection, vous vous plairez à participer aux
multiples activités organisées : entre autres les visites de la grotte de glace qui, taillée
chaque année, au sein même du glacier, décrit dans le décor d’un chalet de montagne, la vie
des montagnards au XIXème siècle ou les merveilleuses randonnées estivales et hivernales
aux alentours, vers Vallorcine, les Houches ou bien vous pourrez prendre le Mont Blanc
Express, train typique rouge et blanc, qui vous conduira vers la Suisse qui est à deux pas. Tous
les amoureux de la nature et des paysages grandioses seront comblés par de telles balades !
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